De sérieux doutes planent sur l’édition 2016 du programme «Vacances en paix» dont bénéficient, chaque été en Espagne, les enfants de Tindouf. En cause, la séquestration de la jeune Espagnole d'origine sahraouie, Maloma Morales.

 

Nouveau rebondissement dans la crise opposant Madrid et le Polisario en raison du maintien en séquestration à Tindouf de la jeune Espagnole d’origine sahraouie, Maloma Morales. Selon un site séparatiste, Madrid envisagerait d’annuler, cet été, le programme «Vacances en paix» destiné aux enfants sahraouis hébergés, pendant chaque haute saison, chez des familles espagnoles, en représailles contre le refus de la libération de la victime attribué à ses parents biologiques.

 

La jeune victime, 22 ans, est séquestrée à Tindouf depuis le 12 décembre 2015, suscitant depuis une vague d’émotion dans l’opinion publique espagnole et une mobilisation grandeur nature chez le tissu associatif.

 

Aux dernières nouvelles, la famille adoptive de Maloma a été reçue au ministère espagnol des Affaires étrangères pour être informée des mesures prises en vue d' obtenir la libération de sa fille.

 

Le cas de Maloma rappelle cruellement celui de Mahjouba qui a été séquestrée en août 2014 et n’a été libérée que le mois suivant suite à l’intervention des autorités espagnoles. D’autres cas restent en suspens, notamment celui de Najiba Mohamed Belkacem, 23 ans, toujours empêchée de rejoindre ses parents adoptifs à Huelva, autant que Daria M’Barek Salma, 27 ans, dont la ville d’adoption est Tenerife, aux Iles Canaries.

 

En somme, autant de drames occasionnés à ces jeunes filles victimes de pratiques dignes de la tristement célèbre époque de l'esclavage.

 

17/05/2016