L’affaire de l’enlèvement de Mustapha Sayed a mis à nu les manœuvres de la nouvelle direction du Polisario et ses connexions avec le terrorisme.

 

Mustapha Sayed, leader du Polisario, n’aurait pas «perdu le nord» au Sahara. En effet, il a bel et bien été enlevé par des éléments qui travaillent pour le compte de la nouvelle direction du Polisario. D’ailleurs, ses trois collaborateurs ont été enlevés trois jours avant que les kidnappeurs ne reviennent à la charge pour lui faire subir le même sort.

 

Selon le quotidien Al Ahdath Al Maghribia, qui rapporte l’information dans son édition de ce mardi 22 novembre, les kidnappeurs auraient donné signe de vie à la frontière avec la Mauritanie et le Mali, où ils changent régulièrement de refuge de peur d’être repérés par les services sécuritaires étrangers qui surveillent cette zone du Sahara «Azaouad».

Et de préciser qu’en dépit de leur perpétuelle mobilité, ces kidnappeurs étaient en contact permanent avec d’autres parties au sein des camps de Tindouf, en vue de trouver des médiateurs pour demander la rançon à verser en contrepartie de la libération des victimes.

 

Ce terrorisme manipulé et orchestré par le Polisario a mis sa direction dans l’embarras. En effet, cette affaire interpellé l’opinion publique locale et internationale qui est intervenue pour libérer le leader Mustapha Sayed et inventer, par la suite, cette thèse de personnes «perdues au Sahara».

Car, poursuit le quotidien, le personnage de Mustapha Sayed était craint par les architectes qui ont installé Brahim Ghali à la tête du Polisario.

C’est dire que les services de renseignement du Polisario manigancent avec les groupes terroristes pour neutraliser les opposants.

 

21/11/2016