Les Japonais ont promis hier, samedi 1er juin, lors de la 5ème Conférence internationale sur le développement africain, qu'ils allaient investir 24 milliards d'euros dans les cinq prochaines années en Afrique.

Investissements publics et privés, chacun y trouve son compte : le Japon, qui ne veut pas laisser seule la Chine investir sur le continent, et les Africains, qui vont pouvoir moderniser leurs infrastructures.

 

Parmi ces 24 milliards d'euros, 750 millions iront directement à la région du Sahel pour sécuriser la zone après le traumatisme causé par la prise d'otages d'In Amenas en Algérie.

 

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe attache la plus grande importance à la stabilisation du Sahel. Cette vaste zone comprend des territoires de nombreux pays dont le Mali, la Mauritanie, le Niger, l'Algérie, le Tchad, le Soudan et la Libye.

 

Cet intérêt du Japon à vouloir stabiliser le Sahel en s'appuyant sur l'assistance technique de la France, s'explique par la prise d'otages en janvier dernier du complexe gazier d'In Amenas, dans le sud de l'Algérie. Dix techniciens japonais avaient été tués. Cette attaque avait traumatisé le Japon.

 

Financer la formation anti-terroriste au Sahel

 

Les grandes entreprises japonaises ont réalisé que sans sécurité dans le Sahel, elles ne parviendraient plus à persuader leurs employés de s'y rendre, pour y développer des infrastructures.

 

D'où la décision du Premier ministre Shinzo Abe, de financer la formation dans les pays du Sahel, de 2 000 personnes, pour des opérations anti-terroristes et le maintien de la sécurité.

 

Mais cette assistance japonaise au Sahel doit permettre, avant tout, de renforcer les protections sociales dans l'éducation, la santé, l'alimentation, avec un soutien particulier aux jeunes et aux femmes, a expliqué le Premier ministre japonais.

04/06/2013