Cyril Ramaphosa

Un mois après son élection à la tête du Congrès national africain (ANC), Cyril Ramaphosa a prononcé samedi son premier discours. Pas de changement en vue sur la question du Sahara...

En Afrique du sud, le Congrès national africain (ANC) a célébré le 106e anniversaire de sa création. Le nouveau chef du parti au pouvoir a clos, samedi 13 janvier, ces festivités par un discours. C’est le premier depuis son élection le 18 décembre, pour défendre les couleurs da sa formation lors des présidentielles de 2019.

 

Evitant de s’attirer les foudres de l’aile gauche de l’ANC, Cyril Ramaphosa est resté fidèle à la vision de son ancien rival à la succession de Nelson Mandela, Thabo Mbeki (1999 - 2008), notamment en matière de politique internationale.

 

Ainsi, sur la question du Sahara, Ramaphosa a déclaré que «l’ANC réaffirme le droit inaliénable du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination et à l’indépendance». Il ajoute que «l’ANC condamne le retrait du Maroc du processus de paix sous l’égide de l’ONU et appelle cette dernière à amener de nouveau les parties à la table des négociations», ajoute-il.  

 

Le cadre partisan a ses propres lois

 

Ces deux positions sont exprimées dans un cadre exclusivement partisan par un nouveau secrétaire général, soucieux d’unir les rangs dispersés de l’ANC. Elles ne s’écartent pas, d’ailleurs, de la ligne tracée par des groupes influents au sein de l’ANC, notamment à la commission des relations internationale et l’organisation de la jeunesse.

 

Pour rappel, Ramaphosa ne bénéficie pas du soutien de l’ensemble des militants du parti. Le 18 décembre, il a été élu de justesse aux commandes du Congrès national africain par 2 446 contre 2 161 pour sa rivale Nkosazana Dlamini-Zuma. Un faible écart qui lui dicte la prudence en attendant de succéder à Jocob Zuma à la présidence de l’Afrique du sud.

 

En attendant cette échéance, Rabat et Pretoria entendent passer à une nouvelle étape dans la normalisation de leurs relations. Le 9 janvier dans la capitale marocaine, la ministre Sud-africaine des Affaires étrangères s’est réuni avec son homologue, Nasser Blourita, en marge d’une réunion sur la migration.

 

«Lorsque le Maroc et l’Afrique du Sud coordonnent leurs efforts au service de l’Agenda africain, l’Afrique aura une voix plus forte et une influence encore plus grande sur les débats multilatéraux», s’est félicité Bourita à l’issue de ses entretiens avec Maite Nkoana-Mashabane.

 

Lors de la réunion d’Abidjan du 29 novembre, le roi Mohammed VI et le président Jacob Zuma avaient convenu de relever le cadre de la représentation diplomatique, viala désignation d’ambassadeurs de haut niveau à Rabat et à Pretoria.

 

15/01/2018