Le président du gouvernement des Canaries, Antonio Morales, a été fustigé par le Parti populaire pour l'aide "excessive" (1 million d'euros) affectée aux camps de Tindouf au titre de l'exercice 2017. Le PP a estimé que cette somme aurait pu contribuer à améliorer le vécu des familles des Canaries.

La question de l'aide internationale octroyée à Tindouf, et souvent détournée par les pontes du Polisario avec la complicité des généraux algériens, revient au devant de l'actualité. Pas moins d'1 million d'euros ont été débloqués par le gouvernement des Canaries au profit du front séparatiste pour l'acquisition présumée d'un aliment à base de céréales grillées originaire des îles Canaries, nommé "Gofio". Un montant jugé "excessif" par le Parti populaire de Mariano Rajoy, qui estime, par la voix de son porte-parole, Felipe Afonso Jaber, que cette somme colossale pourrait être consacrée à "l'amélioration des conditions de vie de milliers de familles incapables de subvenir à leurs besoins de vie les plus élémentaires".

Cette aide "excessive" ne saurait être réduite à son aspect purement "humanitaire", dans la mesure où l'actuel président du gouvernement des Canaries, Antonio Morales, chef de file de «Nueva Canarias» (parti de centre-droite), est connu pour son hostilité à l'intégrité territoriale du royaume du Maroc.

Comme le rapportait le360, le président du gouvernement insulaire avait commis, dès sa victoire aux Municipales de mai 2015, une déclaration hostile au Maroc, accusé de «graves violations humanitaires dans le Sahara occidental»!

 

Recevant une délégation d’enfants de Sahraouis séquestrés, à la Casa de Palacio à Las Palmas, dans le cadre du programme «Vacances en paix», Antonio Morales avait en effet assuré les dirigeants séparatistes du «soutien» indéfectible des Canaries au «droit du peuple sahraoui à l’autodétermination».

 

Sous le mandat de Morales, il n'est donc pas étonnant que le Polisario se taille 50% des deux millions d'euros consacrés à titre d'aide, tenez-vous bien, à une trentaine de pays!

 

Pour rappel, l'Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) avait relevé, dans un rapport sur l'aide à Tindouf, rendu public en février 2015, que même le lait des nourrissons était détourné par le Polisario, sur Oran, Nouadhibou, Bamako, Niamey, pour être revendu sur les marchés noirs! Les dividendes de ce commerce de la honte sont réinvestis dans l'achat de magasins ayant pignon sur rue à Nouadhibou, sans parler des villas cossues achetées "cash" du côté de Marbella, sur la Costa del Sol...

 

 

25/11/2017