L'enlèvement aurait eu lieu sur un site de la Sonatrach près de la frontière avec la Libye. Les autorités algériennes n'ont pour le moment pas confirmé l'enlèvement.

5 Japonais et un Français ont été enlevés dans le sud du pays, selon l'agenge Reuters, qui cite des sources locales diplomatiques. L'enlèvement aurait eu lieu sur un site pétrolier vers In Amenas, près de la frontière avec la Libye. 

 

Le journal algérien El Watan évoque lui trois ressortissants étrangers, dont deux Français et un Japonais.Ils auraient été enlevés dans la base vie de l'association Sonatrach-BP-Statoil, à Tiguentourine (In Aménas). Les trois hommes travaillaient avec le groupe JGC (Japan Gas Corp), selon la source citée par le quotidien algérien. Le groupe armé a pris les 3 personnes étrangères dans un véhicule 4x4 et a disparu dans la nature. 

 

Les autorités algériennes n'ont pour le moment pas confirmé l'enlèvement. 

 

Huit otages français sont déjà détenus au Sahel. Les menaces proférées par les groupes islamistes qui contrôlent le nord du Mali ont plongé leurs familles dans l'angoisse depuis le début de l'intervention militaire française vendredi. 

 

L'Algérie a fermé sa frontière avec le Mali, où une intervention militaire française est en cours, a annoncé lundi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani.  

 

L'offensive islamiste au Mali a suscité des craintes de voir ce pays transformé en sanctuaire pour des groupes extrémistes proches d'Al-Qaïda, créant ainsi une menace pour la région et l'Europe. 

 

Alger, confronté à la présence de groupes djihadistes depuis de nombreuses années "a tout fait pour les éloigner le plus possible de la capitale", expliquait Mathieu Guidère à L'Express en juillet dernier. Aqmi, héritier du Groupe salafiste pour la prédication et le combat -GSPC, est principalement composé d'Algériens, et les chefs des trois brigades sont Algériens. Le groupe terroriste a progressivement été repoussé vers le sud, dans le désert. La présence de la branche maghrébine d'Al Qaïda dans le nord du Mali est le résultat de cette politique d'endiguement. C'était d'ailleurs le principal reproche que faisait à l'Algérie l'ancien président malien Amadou Toumani Touré, renversé en mars 2012 par un coup d'Etat. Il estimait que la menace d'Aqmi, qui a fait de l'Adrar des Ifoghas dans le nord du Mali sa base de repli, était l'exportation du terrorisme algérien vers son pays parle voisin du nord. " 

 

16/01/2013