Algérie-Maroc: « Une bataille à distance » en matière d’armement selon El Watan

Selon le journal El Watan, la crainte d’un débordement de la crise libyenne sur son territoire, est à l’origine du surarmement algérien. Il oublie que celui-ci date des années 90 et que les statistiques du SIPRI couvrent la décennie 2002 – 2011 ; c’est-à-dire dix ans avant la crise libyenne

« Une bataille à distance » s’est engagée entre le Maroc et l’Algérie en matière d’armement, relève lundi le journal algérien El Watan.

« Même s’il est handicapé par l’absence de revenus pétroliers, le Maroc tente de ne pas laisser se creuser le déséquilibre militaire avec son voisin et acquiert des armes technologiquement avancées grâce à l’appui de l’Arabie Saoudite », indique le journal citant un rapport du Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (Une décennie de frénésie militaire, 2013), reprenant les statistiques du SIPRI (Stockholm international peace research institute).

Selon le rapport, l’Afrique du Nord est la région qui a connu la plus rapide croissance de ses dépenses militaires entre 2002 et 2011 puisqu’elles ont augmenté de 108 PC, passant de 6,3 à 13,1 milliards de dollars.

Pour au moins 3 des 5 pays de la région, la part des dépenses militaires dans le PIB a dépassé les 3,5 PC en moyenne ces cinq dernières années.

La progression de la région « est principalement imputable à l’Algérie qui a accru ses dépenses de plus de 170 pc sur la période, passant de 3 milliards de dollars en 2002 à plus de 8 milliards en 2011″, ajoute le rapport.

Selon le document, entre la période 2002-2006 et la période 2007-2011, le volume des livraisons d’armes conventionnelles majeures à destination de l’Algérie a augmenté de 307 pc, alors qu’il a augmenté de 440 pc pour le Maroc qui passe de la 51e à la 25e place.

L’Algérie reste donc le pays qui consacre le plus de ressources financières au secteur militaire en Afrique du Nord et depuis l’avènement du printemps arabe, par crainte d’un débordement de la crise libyenne sur son territoire, fait remarquer le journal. Ce qu’oublie c’est que la frénétique course de l’Algérie vers l’armement date des années 90 et statistiques du SIPRI couvrent le décennie 2002 – 2011 ; c’est-à-dire qu’elle commencé dix ans avant la crise libyenne.

06/07/2015