Les résidents délaissés par les dirigeants du Polisario et abandonnés par leur mentor algérien

Situé à plus de 100 km de Rabouni où le Polisario a son quartier général, le camp dit « wilaya de Dakhla » se trouve aux environs du gisement de fer de Garat J’Bilatt inexploité depuis le début du conflit du Sahara initié et soutenu par l’Algérie.
Des études récentes diligentées par le ministère algérien des Mines ont recommandé d’en reprendre l’exploitation. Depuis, les spots publicitaires ne cessent de vanter la qualité de ce gisement qui recèlerait les plus grandes réserves mondiales de fer, désigné par ces spots comme la solution aux problèmes du pays, notamment celui du chômage des jeunes. D’où la nécessité de fermer le camp de Dakhla.
La nouvelle de ce déménagement et l’exploitation du gisement se sont répandues comme une trainée de poudre dans les camps de Tindouf où la consternation règne désormais. En effet, les habitants de ces derniers se demandent quelle autre surprise leur réserve l’Algérie qui n’hésite pas à se débarrasser de milliers de Sahraouis qu’elle avait fait venir et installer dans l’une des régions les plus inhospitalières du monde et exploités, durant des décennies pour sa propagande anti-marocaine.
Aujourd’hui, face à un conflit qu’elle a créé de toutes pièces et dont elle n’entrevoit nulle issue et face aux revendications du peuple algérien dont les richesses ont été dilapidées par ses gouvernants au service d’une cause ne le concernant en rien, l’Algérie se retourne contre les populations sahraouies qu’elle ne cesse de propulser vers un avenir incertain.
Le Polisario qui est porté à bras-le-corps par Alger, rappelle-t-on, prend en otage ces populations déplacées par force et les séquestre au service de sa propagande, comme moyen de pression pour influencer l'opinion publique internationale. En outre, il enrôle les enfants dans ses «forces armées» en faisant fi des conventions internationales relatives à la protection des droits de l'enfant.
Par ailleurs, les camps de Tindouf sont militarisés avec l'appui technique et logistique de l'Algérie ; une militarisation qui a pour objectif de dissuader les populations séquestrées de rallier leur pays d'origine, le Maroc.
Il convient aussi de rappeler que le territoire algérien abrite quatre camps principaux dénommés El-Ayoune, Aousserd, Es-Smara et Dakhla.
Pompeusement baptisés wilayas, ces camps constitués de masures et de tentes regroupent une population aux origines diverses. Les plus nombreux sont des Algériens issus des tribus nomades de la région de Tindouf et de Bechar et qui ont été sédentarisés de force. A la seconde marche du podium, il y a des Mauritaniens qui se sont établis dans ces camps pour des raisons purement économiques et, enfin, il y a des populations issues de la Saguia El Hamra et Oued Eddahab. Parquées principalement dans le camp d'Aousserd, qui connaît fréquemment de violents soulèvements, cette troisième catégorie est également celle qui a fourni le plus grand nombre de personnes qui ont rejoint la mère patrie au cours des deux dernières décennies. Ses membres sont constamment surveillés par les services de sécurité algériens et étroitement encadrés par la police politique du Polisario. Un encadrement auquel personne n’échappe puisque dès l’enfance, tout le monde subit les affres d’un enseignement destiné à servir les desseins hégémoniques de l’Algérie. La pensée unique y prédomine et toute particularité, qu'elle soit idéologique, politique, culturelle ou même vestimentaire, est réprimée comme ne manqueront pas de l’être les éventuels soulèvements qui accompagneront la fermeture du camp dit «wilaya de Dakhla »

26/10/2014