L’échec économique et la situation sociale lamentable, dans un pays qui dispose de 200 milliards de devises et une énorme réserve d’or, ne peuvent pas convaincre les Algériens de donner une nouvelle chance à celui qui gouverne par procuration depuis longtemps. Il faut en conséquence trouver une parade : ressusciter dans les mémoires ses « ex-conquêtes diplomatiques ». C’est dans ce sens que le nouveau secrétaire général de l’ex parti unique a lancé la campagne pour le quatrième mandat présidentiel de son chef en insistant sur ces « conquêtes » oubliées des Algériens

Le nouveau ministre des affaires étrangères algérien  Ramtane Laamamra a profité de la tenue d’une conférence conjointe avec la ministre des affaires étrangères colombienne pour poursuivre sa croisade contre le Maroc. Il a fallu trouver un prétexte et il l’a trouvé. Deux dépêches de la MAP. Le ministre nous a lancé un appel à «  la retenue ». Une manière qu’il a voulue diplomatique de nous intimez l’ordre de nous tiare pour le laisser attaquer le Maroc sur tous les fronts afin que le président Abdelaziz Bouteflika puisse gagner son quatrième mandat présidentiel.

 

C’est le sens de  cette «  retenue » dans un contexte caractérisé par une « non retenue » dans l’action de la diplomatie algérienne axée sur l’atteinte aux intérêts marocains dans le cadre d’une guerre globale.

 

L’échec économique et la situation sociale lamentable, dans un pays qui dispose de 200 milliards de devises et une énorme réserve d’or, ne peuvent pas convaincre les Algériens de donner une nouvelle chance à celui qui  gouverne par procuration depuis longtemps. Il faut en conséquence trouver une parade : ressusciter dans les mémoires ses « ex conquêtes diplomatiques ». C’est dans ce sens que le nouveau secrétaire général de l’ex parti unique a lancé la campagne pour le quatrième mandat présidentiel de son chef en insistant sur ces « conquêtes » oubliées des Algériens.

 

Pour y arriver, il  faut mobiliser contre un ennemi fictif. La France et son passé colonial étant pour l’instant « indisponible » pour pareille opération, y a-t-il mieux que le voisin marocain dont on sait combien le président le porte en son cœur, pour mobiliser les haines. L’appel du ministre des affaires étrangères aurait pu avoir un autre sens et exprimer une volonté de normalisation des relations s’il n’avait pas coïncidé avec des actions qui prouvent une continuité, voire une accentuation, des actions hostiles aux intérêts stratégiques du Maroc qui ne se limitent pas à la manipulation des séparatistes.

 

La  mise en scène de la sécurité militaire algérienne mobilisant un groupe de séparatistes à l’occasion de la visite de Christopher Ross dans les provinces sahariennes pour provoquer la bagarre et impressionner l’envoyé spéciale du SG de l’ONU, accompagnée d’une propagande orchestré par le pouvoir algérien, la campagne intensifiée de la diplomatie algérienne contre l’intégrité territoriale du Maroc, dont fait partie la conférence d’Abouja au Négéria visant à remobiliser contre le Maroc en utilisant la carte des séparatistes, le message envoyé par Bouteflika à cette conférence, dont le ton agressif enseigne sur les intentions, son message envoyé au secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon…sont des preuves que le gouvernement algérien cherche , en ce moment précis, à créer un climat  qui ne soit pas favorable à « la retenue » de part et d’autres. Attaquer le Maroc est devenu un jeu du pouvoir algérien pour masquer les problèmes internes et se lancer dans un processus fou d’achat des armes les plus chères au monde. Tous les moyens sont bons pour les ristournes.

 

Les Algériens comme les Marocains sont conscients du fait que le pouvoir en Algérie, miné par les guerres entre le clan présidentiel dirigé par Saïd Bouteflika et le clan de la sécurité militaire  faiseur des présidents dirigé par le général Taoufik ( Mohamed Médiène), se trouve devant le risque de l’implosion et que les manœuvres de ces clans, qui coûtent cher à ce pays, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur ne sont qu’une fuite en avant. Le peuple algérien  lassé par ces manœuvres est au bout de ses nerfs et peut réclamer, à n’importe quel moment, la fin  d’un Etat policier devenu insupportable. Ces éventualités nous incitent, certes, à plus de prudence, mais tout en restant vigilant pour déjouer les manœuvres du pouvoir algérien et contenir son agressivité.

 

Si les grandes puissances sont conscientes de ces éventualités, d’autres Etats doivent en être informés correctement.

 

Le fait que le pouvoir algérien nous combat sur le terrain des libertés et des droits de l’homme crée une scène paradoxale et surtout caricaturale. Qui au monde peut encore croire, s’il est au courant des réalités de notre région, qu’un Etat policier puisse défendre les libertés et les droits de l’Homme ?

30/10/2013