Les relations déjà difficiles entre le Maroc et l'Algérie viennent de prendre un sérieux coup de froid, avec le rappel de l'ambassadeur du Maroc en Algérie et une manifestation violente devant le consulat d'Algérie à Casablanca.

La rivalité entre les deux pays est centrée sur le dossier du Sahara occidental, dorénavant principale préoccupation diplomatique de l'Algérie, aux dépens de la Syrie ou du Sahel. Le président Abdelaziz Bouteflika réclame un mécanisme international de surveillance des droits de l'homme, ce qui est une mise en cause directe de la souveraineté du Maroc sur sa province saharienne. 

 

Mohammed VI a répliqué en accusant l'Algérie de dilapider la richesse du pays. Il n'accepte pas de leçons sur les droits de l'homme, « surtout de la part de ceux qui [les] bafouent systématiquement » : « Quiconque souhaite surenchérir sur le Maroc n'a qu'à descendre à Tindouf et observer […] alentour les atteintes portées aux droits humains les plus élémentaires. » Cette allusion vise la situation déplorable des camps sahraouis, où le régime algérien tient à bout de bras le Front Polisario, guérilla anti-marocaine (photo), très active dans les trafics de la zone saharo-sahélienne. 

 

14/11/2013