L'organisation internationale de défense des droits de l'homme, Amnesty International (AI, basée à Londres), a dénoncé mardi la décision des autorités algériennes d'empêcher une délégation de 96 syndicalistes et activistes de la société civile algériens de prendre part au Forum social mondial, qui s'est ouvert mardi en Tunisie. 

 

Cette décision représente "une violation des droits de ces syndicalistes à la liberté de mouvement", a dit Amnesty dans un communiqué, ajoutant qu'aucune justification n'a été fournie à ces activistes. 

 

La police des frontières, près de la ville d'Annaba, a informé les délégués que leurs noms figuraient sur une liste de personnes interdites de quitter le territoire algérien.

 

Accusant les autorités algériennes de tentative d'isoler les activistes de la société civile, Ann Harrison, directeur adjoint du département Moyen-Orient/Afrique du nord au sein d'AI, a relevé que ces autorités "continuent de recourir à des tactiques répressives révolues et ne semblent pas avoir tiré les enseignements des récents soulèvements dans la région". 

 

Amnesty a, par ailleurs, exhorté les autorités algériennes à lever immédiatement toutes les restrictions imposées aux militants, leur permettre de participer au Forum social mondial et s'assurer qu'ils ne feront pas l'objet de représailles ou d'intimidation. 

26/03/2013