Le statu quo dans la question du Sahara « est non seulement inacceptable, mais représente un sérieux risque pour la région du Maghreb et ailleurs », a affirmé, mardi à Madrid, le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Youssef Amrani.

« On ne peut pas permettre que cette région soit exposée à l’incertitude qui aggraverait les vulnérabilités déjà existantes », a souligné M. Amrani, l’invité d’une rencontre-débat organisée par l’agence de presse espagnole « Europa Press », en présence notamment des ministres espagnols des Affaires étrangères et de la coopération, José Manuel Garcia-Margallo, de la Défense, Pedro Morenés et du directeur du Centre national d’intelligence (CNI), Félix Sanz Roldan.

Devant un parterre d’hommes politiques, de diplomates et de représentants des médias, le responsable marocain a souligné l’ »urgence d’éviter que de nouveaux facteurs de violence s’emparent de la situation provoquant davantage de tensions » dans la région.

Pour remédier à cette situation, a-t-il dit, le Maroc a « assumé volontairement et pleinement ses responsabilités en présentant l’initiative d’Autonomie au Sahara », notant que cette proposition, « sérieuse » et « crédible », offre « une réponse constructive à l’appel du Conseil de sécurité, du secrétaire général de l’ONU et de l’ensemble de la communauté internationale à parvenir à une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable pour ce différend régional ».

02/04/2013