Aucun bien-fondé de l'émergence d'un Etat indépendant au Sahara et il n’est dans l'intérêt de personne d’embrasser le rêve de l'indépendance à l’excep

La question du Polisario "ne possède aucun bien-fondé probant ethnique ou national tel que la question de l'Etat kurde, aucun bien-fondé religieux et tribal tel que la République du Soudan du sud et aucun bien-fondé historique ou national tel que la question palestinienne"

Malgré l'impasse, la question du Sahara se trouve dans un tournant décisif qui pourrait conduire à régler le conflit. Selon un article paru dans le journal Al Qods Al Arabi ce 11 novembre courant , le refus continu du Polisario et de l'Algérie de la proposition marocaine d'autonomie dans la région du Sahara est en mesure de mener vers "l’effritement" du mouvement séparatiste et à "son anéantissement", si ce n’est déjà fait. "En comparaison à un "grand pays comme le Maroc", qui continue d’exister. Sans oublier que le rêve de l'indépendance, un rêve pour lequel personne sauf l’Algérie n’éprouve de l’enthousiasme, n’ouvre à le réaliser. Il n’est pas parvenu à devenir une réalité.

Mohamed Krichen, le visage médiatique familier à Al Jazeera, relate dans un article, intitulé "la question négligée du Sahara occidental» que l'organisation du référendum d'autodétermination n’est pas applicable du point de vue pratique. Cette inapplicabilité résulte, d'une part, de l'impossibilité de l’émergence d'un Etat indépendant au Sahara, et d'autre part, de l'impossibilité du "retour à la guerre", à laquelle personne n’aspire ou dont personne n’est capable de supporter les suites".

Le visage médiatique tunisien a justifié sa position de l'impossibilité de la naissance d'un Etat du Polisario au Sahara par le fait que "cet Etat ne possède aucun bien-fondé, et ce malgré l'arsenal juridique au niveau de l'Organisation des Nations Unies et il n’est dans l'intérêt de personne, sauf de l’Algérie, que cet état naisse, soulevant la question:" quelle est la valeur d'un État qui est faible et qui s’effrite, sans bases significatives, qui restera un fardeau pour la communauté internationale et pour les bailleurs de fonds ou d'un État qui tourne autour de l’Algérie?, assurant "qu'aucun état au monde n’est préparé à cela."

Krichen développe dans ce contexte l’absurdité de la naissance d’un état du Polisario et procède à une forte comparaison avec d'autres questions internationales, assurant que la question du Polisario "ne possède aucun bien-fondé probant ethnique ou national tel que la question de l'Etat kurde, aucun bien-fondé religieux et tribal tel que la République du Soudan du sud et aucun bien-fondé historique ou national tel que la question palestinienne".

Krichen a souligné que la question du Sahara a empoisonné les relations entre les pays voisins, le Maroc et l'Algérie, et qu’elle entrave la complémentarité des États de la région et leur coopération."

17/12/2014