Aucune visite de Ross avant de placer des points sur les i sur les limites de sa mission

مزوار: «لا زيارة لروس قبل وضع النقط على الحروف حول حدود مهمته»

La question du Sahara occidental est toujours dans l’impasse. Difficile dans ce contexte de tenir la réunion du Conseil de sécurité, prévue en octobre, censée être dédiée à l’évaluation de la situation sur la base d’une nouvelle tournée de Christopher Ross. A un mois de cette échéance, la visite de l’envoyé personnel de Ban Ki-moon serait compromise. Les conditions exigées par le Maroc permettant sa réalisation n’ont pas encore été satisfaites.

Dans des déclarations à l’édition d’aujourd’hui du quotidien Al Ahdath Al Maghribia, le chef de la diplomatie affirme attendre toujours du médiateur américain des « éclaircissements sur les limites de sa mission ». Mezouar a rappelé que Rabat a exprimé à Ross qu’elle veut de lui des « réponses écrites » à des questions se rapportant essentiellement à ses tournées dans la région. Jusqu’à présent, l’Américain ne s’est pas encore plié à la demande marocaine.

Le Maroc veut des réponses écrites de Ross

Pour mémoire, c’est à l’issue d’une rencontre, tenue le 18 juin à New York, entre Ross et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Nasser Bourita, que le Maroc a remis officiellement, au diplomate onusien ce fameux questionnaire. Il portait sur les différents aspects du processus de négociations, en cours depuis janvier 2009, date de la nomination de Ross à la place du Néerlandais Peter Van Walsum qui avait démissionné de son poste à cause de la pressions du Polisario et de l'Algérie.

Trois mois plus tard, les fameuses réponses de Ross ne sont pas encore parvenues au siège du ministère des Affaires étrangères, même si, comme le révélait Omar Hilal, l’ambassadeur du royaume à l’ONU, en août dernier, le médiateur s’est engagé de les remettre dans la semaine qui suit ses entretiens avec le n°3 de la diplomatie marocaine.

Ce refus de recevoir Christopher Ross n’est que la conséquence du rejet marocain de ses positions favorables à un élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental. Des positions que le secrétaire général de l’ONU a fait siennes dans son dernier rapport rendu public, mi-avril, et présenté au Conseil de sécurité.