«Le Président Obama affiche clairement le soutien des Etats-Unis d'Amérique au plan d'autonomie au Sahara, le choix du bon sens et de la logique historique» 

● «Le plan marocain d'autonomie au Sahara est crédible et représente une approche potentielle qui pourrait satisfaire les aspirations de la population sahraouie à gérer ses propres affaires dans la paix et la dignité». a indiqué, clairement, Washington

Le Président américain, Barack Obama a tenu à réitérer, en cette année 2013, le soutien «clair» et sans équivoque des Etats-Unis d'Amérique au plan d'autonomie au Sahara, sous souveraineté marocaine, une posture qui reconnait la justesse de la position du Maroc, bâtie sur le socle des droits historiques irréfragables, ainsi que sur une réalité sur le terrain qui atteste de la crédibilité du Royaume en tant que partenaire écouté et respecté dans le concert des Nations, sous le leadership clairvoyant et pondéré de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Dans le Communiqué Conjoint entre les Etats-Unis d'Amérique et le Royaume du Maroc, qui a sanctionné la rencontre au Sommet entre Sa Majesté le Roi et le Président Obama, à la Maison- Blanche, le 22 novembre 2013, Washington a, «clairement», indiqué que le plan marocain d'autonomie au Sahara est «sérieux, réaliste et crédible, et représente une approche potentielle qui pourrait satisfaire les aspirations de la population du Sahara à gérer ses propres affaires dans la paix et la dignité». Dont acte !

En affichant cette posture d'une manière qui ne laisse pas de place à l'équivoque, le Président américain s'est engagé à continuer à soutenir les efforts pour trouver une solution pacifique, durable et mutuellement acceptable à la question du Sahara. 

En optant pour ce choix du bon sens, qui tient compte des impératifs sécuritaires dans une région du Maghreb et du Sahel en proie aux menaces des groupes terroristes qui sévissent dans un arc d'instabilité allant des camps de Tindouf jusqu'aux confins des territoires somaliens et kenyans, en passant par des pays de la région fragilisés par des transitions politiques incertaines, les Etats Unis reconnaissent en même temps les droits historiques inaliénables du Maroc sur son Sahara, une prise de position qui a valeur d'arbitrage qui écarte d'un revers de main la politique du pire des séparatistes et de leurs soutiens à Alger.

Cette posture de l'Administration Obama, exprimée au plus haut sommet, reconnait également les efforts de développement consentis par le Maroc, sous le leadership de Sa Majesté le Roi, et qui ont touché les différents secteurs d'activités dans les provinces du Sud, notamment les droits de l'Homme, dans le cadre du projet de société démocratique voulu et mis en place par le Souverain, depuis Son accession du Trône, sur l'ensemble du territoire national, sans exclusive.

Ce soutien «clair» au plan marocain d'autonomie au Sahara ainsi affiché par le Président Barack Obama se trouve dans le prolongement d'une large et active adhésion à l'initiative marocaine par les différents leviers du pouvoir aux Etats-Unis, du leadership du Congrès aux think tanks les plus prestigieux en passant par les prescripteurs d'opinion les plus influents.

C'est dans ce cadre que le Président de la toute puissante Commission des Affaires étrangères du Sénat, Robert Menendez, a tenu à souligner dans une lettre adressée au Président Obama, à la veille de la Visite Royale aux Etats Unis, que la solidité de l'axe Rabat-Washington projette une «influence stabilisatrice positive dans la région du Maghreb et du Sahel sur les plans économique et de développement».

«Nous vous adressons cette lettre afin de vous exhorter à saisir l'opportunité de la visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Washington pour consolider davantage notre amitié historique avec le Maroc, une relation qui date de 1777», lit-on dans cette lettre, cosignée avec le Président de la sous-commission en charge du Proche-Orient, le sénateur Tim Kayne.

D'un point de vue géostratégique régional, Menendez et Payne, insistent sur l'impérieuse nécessité pour Washington de raffermir ses liens avec le Maroc, «un allié clé en Afrique du nord», en vue de faire face aux menaces qui pèsent sur cette partie du monde.

De son côté, le président de la commission des Affaires étrangères à la Chambre des représentants, cette fois ci, Edward Royce fait observer, dans une lettre similaire, que «la sécurité régionale dépend plus que jamais de la coopération entre les Etats d'Afrique du Nord, et le Maroc est bien placé pour être le leader en la matière».

Les événements qu'a connus cette région ces deux dernières années, sur fond d'intensification des activités d'Al-Qaïda et des réseaux extrémistes et criminels ont eu un effet déstabilisateur, a-t-il rappelé dans cette lettre co-signée avec plusieurs congressmen, soulignant que le Maroc, allié majeur hors Otan des Etats-Unis depuis 2004, a été «un important partenaire dans la lutte anti-terroriste et demeure au premier rang dans les efforts mondiaux contre le radicalisme».

C'est pourquoi, ont-ils insisté quelques jours avant la visite officielle de travail du Souverain, les Etats-Unis «doivent continuer leur soutien et assistance aux efforts du Maroc dans la stabilisation et le renforcement des capacités des pays de la région».

A cet égard, les signataires ont, aussi, exhorté l'administration US à «s'impliquer davantage» dans le conflit autour du Sahara marocain qui continue «d'entraver l'intégration, la croissance économique et la stabilité régionales». 

«D'une perspective américaine, il apparait clairement, depuis un certain temps, que les Etats-Unis ne peuvent pas et par conséquent ne devraient pas chercher à imposer des solutions à des conflits régionaux internes, comme il apparait tout aussi clairement que Washington se doit de continuer à encourager la résolution pacifique des conflits, ainsi que les dynamiques de réformes prônant les vertus de la modération, tout en défendant la sécurité et l'intégrité territoriale des pays alliés», a noté pour sa part le Général James L. Jones, ancien Conseiller à la sécurité nationale du Président Obama, dans une analyse sur la page éditoriale de la gazette du Congrès, The Hill.

«Le Maroc, a-t-il dit, se trouve entièrement en phase avec la vision américaine pour la région, fort de ses atouts incontournables, dont la stature internationale de Sa Majesté le Roi et le grand respect dont jouit le Souverain auprès des parties au conflit israélo-palestinien, en Sa qualité notamment de Président du Comité Al-Qods, une large coalition de pays arabes et musulmans, à travers laquelle le Souverain s'est de tout temps montré un fervent défenseur des droits légitimes des Palestiniens».

Abondant dans le même sens, plusieurs anciens ambassadeurs des Etats Unis au Maroc ont mis en avant, pour leur part «la vision et les valeurs communes que Rabat et Washington ont en partage pour le futur de la région d'Afrique du nord et du Sahel.

Ces anciens ambassadeurs, qui ont servi sous cinq Présidents américains, ont saisi l'occasion de la visite de travail de Sa Majesté le Roi Mohammed VI aux Etats-Unis, pour exhorter le Président Obama «de saisir cette opportunité, en ces temps de tumultes et d'instabilité au Moyen-Orient, en Afrique du nord et au Sahel (...) pour soutenir les efforts du Maroc en vue de la réalisation de nos objectifs communs pour la région».

Cette lettre a été signée par pas moins de neuf ambassadeurs américains ayant servi au Maroc sur une période de trente deux années, à savoir Samuel L. Kaplan, Thomas Riley, Margaret D. Tutwiler, Edouard M. Gabriel, Marc Ginsberg, Frederick Vreeland, Michael Ussery, Thomas Nassif, et Joseph Verner Reed Jr.

En réitérant de la manière la plus «claire» son soutien au plan marocain d'autonomie au Sahara, le Président Obama a fait le choix du bon sens, de la logique historique et de la légalité internationale, tout en tenant compte des impératifs sécuritaires dans une région devenue la cible où convergent les convoitises croisées du terrorisme et du séparatisme devenus une menace directe à la sécurité nationale des grandes puissances mondiales, ainsi qu'une entrave aux aspirations légitimes des peuples de la région au progrès et à l'intégration régionale. 

 

19/12/2013