La commission chargée des questions budgétaires à la Chambre des représentants du Congrès américain a réaffirmé la position de l'Administration américaine vis-à-vis du plan marocain d'autonomie au Sahara, qualifié à maintes reprises par Washington de «sérieux, crédible et réaliste».

Les membres de cette commission influente, qui a examiné mercredi le projet de loi relatif aux budgets affectés aux opérations étrangères, ont vigoureusement réitéré leur engagement en faveur d'un règlement négocié à la question du Sahara, basé sur le plan marocain d'autonomie, sous souveraineté marocaine.

 

Dans un élan de soutien à la proposition marocaine et à la politique de l'Administration US sur cette question, des membres de la commission menés par le représentant Jim Moran (Démocrate-Virginie), se sont élevés contre une proposition d'un membre de la commission qui avait vainement essayé d'introduire un amendement au langage du projet de loi qui soutient la politique US à l'égard de la proposition marocaine. 

 

L'intervention avortée de ce représentant s'inscrivait dans le sillage d'un pressing qu'avait exercé le Centre RFK et les relais des séparatistes du polisario. 

 

Prenant la parole, Jim Moran a tenu à souligner devant l'assistance que la position US a été la même depuis l'Administration de Bill Clinton jusqu'à celle du Président Barack Obama, en passant par l'exécutif que dirigeait le Président George W. Bush.Il a, dans ce contexte, rappelé que l'ancienne secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, avait affirmé en 2009 que «cette position américaine avait été soutenue depuis l'Administration Clinton, réaffirmée sous l'Administration Bush et demeure la même sous l'Administration Obama».

 

«Je ne veux pas que quiconque dans la région, ou ailleurs, ait le moindre doute au sujet de notre politique (à l'égard de l'initiative marocaine d'autonomie), qui demeure la même», avait insisté l'ancien chef de la diplomatie américaine, dont les propos ont été cités par Jim Moran.

 

Par la suite, la représentante Kay Granger (Républicaine du Texas), a mis en exergue les relations distinguées qui existent entre Rabat et Washington, soulignant que «le Maroc a, toujours, été un allié et un pays ami important des Etats-Unis».

 

Abondant dans le même sens, le congressman Mario Diaz-Balart a mis en avant «le caractère fort» de ce soutien au plan marocain d'autonomie, en faisant observer que pas moins de 20 membres de la commission chargée des questions budgétaires avaient signé des lettres publiques de soutien à la proposition marocaine.

 

Le projet de loi tel qu'il a été rédigé prévoit dans sa mouture actuelle un langage similaire à celui des années précédentes et permet aux Etats-Unis de débloquer des fonds destinés au sud du Maroc. La version finale sera adoptée durant le dernier trimestre de l'année en cours.

 

Le conflit du Sahara dit «occidental», rappelle-t-on, est un conflit artificiel imposé au Maroc par l'Algérie. Le polisario, un mouvement séparatiste soutenu par le pouvoir algérien, revendique la création d'un Etat factice au Maghreb. 

 

Cette situation bloque tous les efforts de la Communauté internationale pour une solution du conflit basée sur une autonomie avancée dans un cadre souverain marocain et une intégration économique et sécuritaire régionale

27/07/2013