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Réunissant les "ambassadeurs de la RASD", dans le cadre du colloque annuel dédié à la "diplomatie sahraouie", le chef du Polisario, Brahim Ghali, leur a enjoint de rejoindre leurs postes à l'étranger sans leurs familles. Des défections en vue?

Les "ambassadeurs de la RASD", réunis à Rabouni le temps d'un colloque annuel dédié à la "diplomatie sahraouie", mardi 27 décembre, devront rejoindre leurs postes sans leurs familles dans les pays où ils sont accrédités, dévoilent les sources de le360. Cette mesure drastique, inédite dans les annales de la fonction de diplomate, a été communiquée auxdits "ambassadeurs" par le chef du Polisario, Brahim Ghali, à l'occasion de cette réunion annuelle destinée à l'évaluation de "l'action diplomatique" du front séparatiste à l'étranger.

Lors de cette réunion, le chef du Polisario, lui-même tenu de rester cloué chez sa marraine "l'Algérie", en raison d'un mandat d'amener émis à son encontre en novembre dernier par la justice espagnole pour répondre de crimes génocidiares, a insité sur la nécessité du maintien des familles des "ambassadeurs de la RASD" dans les camps de Lahmada-Tindouf, révèlent encore les sources de le360.

 

Brahim Ghali a servi, en guise d'explication à cette mesure, l'argument selon lequel les familles desdits "ambassadeurs" doivent aussi ressentir les "souffrances" vécues par les habitants des camps de Tindouf.

Seulement voilà, cette explication cache le sentiment de crainte tenaillant la direction du Polisario quant à d'éventuelles défections dans les rangs desdits "ambassadeurs", corroboré par l'état de délitement que connaît le front suite au déluge de revers diplomatiques qu'il a essuyés durant l'année 2016.

Pour précision, il faut souligner que le Polisario applique même cette mesure restrictive à ses dirigeants opérant au sein des camps de Tindouf,  dans une tentative d'empêcher toute éventuelle défection ou ralliement du Maroc par ces mêmes dirigeants.

 

Cette mesure qui sera désormais appliquée auxdits "ambassadeurs" a le mérite d'édifier sur l'état de siège imposé à la population de Tindouf depuis plus de quarante ans, en violation du droit élémentaire à la libre circulation.

02/01/2017