Le Burundi qualifie de "réaliste et viable" le plan marocain d’autonomie au Sahara

Le Burundi a estimé, lundi au siège des Nations Unies à New York, que le plan marocain d’autonomie au Sahara constitue "la meilleure chance de parvenir à une solution politique équilibrée et mutuellement acceptable du conflit".
Le Burundi "considère que le plan d’autonomie présenté par le Maroc constitue une option réaliste et viable à même d’offrir la meilleure chance de parvenir à une solution politique équilibrée et mutuellement acceptable du conflit", a affirmé, devant la 4ème commission de l’ONU, l’ambassadeur du Burundi à l’ONU, Albert Shingiro.
A cet égard, l’ambassadeur a invité le Secrétaire général de l’ONU à continuer d’encourager l’amélioration des relations entre les deux pays concernés", dans une allusion à l’Algérie. "Ils doivent tirer profit des avantages qui résulteraient de l’embellie de leurs relations et de l’ouverture de leur frontière commune, dans l’intérêt de la région et de la communauté internationale toute entière", a-t-il dit.
"Nous sommes persuadés, a-t-il poursuivi, que l’intégration régionale notamment grâce au renforcement de l’UMA est un élément clef pour surmonter l’instabilité actuelle et récolter d’importants dividendes économiques, commerciaux et sociaux". Et de rappeler, à cet égard, la dernière résolution adoptée par le Conseil de sécurité en avril dernier, qui a réitéré que la solution politique de ce différend qui n’a que trop duré et le renforcement de la coopération entre les Etats membres de l’Union du Maghreb Arabe contribueront sans nul doute à la stabilité et à la sécurité dans la région du Sahel.
L’ambassadeur a tenu, à cette occasion, à attirer l’attention sur la "montée de l’instabilité et de l’insécurité au Sahel et à sa périphérie (qui) appelle de toute urgence au règlement de ce vieux contentieux".
S’agissant de la question des droits de l’Homme, le Burundi a salué les réalisations du Maroc dans ce sens, notamment la récente décision de SM le Roi Mohammed VI d’"entériner la recommandation du Conseil National des Droits de l’Homme, selon laquelle les civils ne devraient pas être jugés par des tribunaux militaires".

14/10/2014