En l’absence de toute réaction de la part des ONG internationales des droits de l’homme, le mouvement de protestation des jeunes de Tindouf, se poursuit. Le sit-in qu’ils observent devant le siège de la délégation du Haut-commissariat aux réfugiés a entamé sa troisième semaine. L'ONU a décidé de réagir en dépêchant quelqu'un sur les lieux.

Dimanche, une fonctionnaire du HCR s’est entretenue, pour la première fois depuis le début du sit-in ouvert, avec les représentants des protestataires. Un dialogue qui s’est déroulé en plein air, devant les bureaux du HCR, mais sous une forte surveillance des milices du Polisario, indique le site futurosahara.net . La publication en ligne a, d’ailleurs, été interdite de filmer l’échange entre les deux parties.

Une grève de la faim de 19 jours

Les revendications sont toujours les mêmes. Les manifestants demandent une amélioration des conditions de vie de la population des camps, surtout que depuis plusieurs années, le volume des aides humanitaires a nettement diminué. Une baisse qui s’est aggravé avec la crise économique qui frappe de plein de fouet les principaux fournisseurs du Polisario en vivres. Une situation qui s’est répercutée, négativement, sur le quotidien des habitants alors que les opérations de détournement de ces mêmes aides vers les marchés voisins n’ont, elles, connu aucune réduction.
C’est pour protester contre ces mauvaises conditions de vie que des jeunes ont entrepris ce mouvement de contestation accompagné par une grève de la faim observée depuis voilà 19 jours par quelques personnes. Et aujourd’hui, il semblerait que cette mobilisation commence à porter ses fruits. Un diplomate onusien a effectué, vendredi dernier, une visite d’inspection dans les camps de Tindouf afin d’évaluer les besoins réels de la population en aides internationales.

Une grève de la faim de 19 jours

Les revendications sont toujours les mêmes. Les manifestants demandent une amélioration des conditions de vie de la population des camps, surtout que depuis plusieurs années, le volume des aides humanitaires a nettement diminué. Une baisse qui s’est aggravé avec la crise économique qui frappe de plein de fouet les principaux fournisseurs du Polisario en vivres. Une situation qui s’est répercutée, négativement, sur le quotidien des habitants alors que les opérations de détournement de ces mêmes aides vers les marchés voisins n’ont, elles, connu aucune réduction.
C’est pour protester contre ces mauvaises conditions de vie que des jeunes ont entrepris ce mouvement de contestation accompagné par une grève de la faim observée depuis voilà 19 jours par quelques personnes. Et aujourd’hui, il semblerait que cette mobilisation commence à porter ses fruits. Un diplomate onusien a effectué, vendredi dernier, une visite d’inspection dans les camps de Tindouf afin d’évaluer les besoins réels de la population en aides internationales.

Silence des ONG internationales des droits de l’homme

Visiblement, ces trois semaines de contestation dans les camps de Tindouf n’ont guère convaincu les associations internationales des droits de l’homme de réagir. Jusqu’à présent, elles observent un silence qui suscite bien des interrogations. Elles n’auraient sans doute pas adopté la même position si le mouvement de protestation avait été observé par des jeunes au Sahara sous contrôle marocain.
Pour mémoire, lors de son passage, en janvier dernier chez les amis de Mohamed Abdelaziz, le médiateur américain Christopher Ross avait refusé de prendre langue avec les représentants de la contestation dans les camps.

10/02/2014