Agadir : Devant le Roi Mohammed VI, le président du conseil économique et social (CES) Chakib Benmoussa a présenté la feuille de route de son travail pour concevoir un plan de développement du Sahara, lui commandé, par le souverain.

Depuis 1975, le Maroc a entamé un large plan de développement, avec à la clé de bien grosses dépenses, qui, s’il réussit l’aménagement d’infrastructures plus qualitatives que celles dans le reste du Royaume, il n’eut pas grand effet sur les développements humains, de l’emploi ou de l’accessibilité aux services publiques par les citoyens de la région. 

Sans ambages, diagnostiqua ainsi, Chakib Benmoussa président du CES, devant le Roi, la situation de développement socio-économique dans les provinces du sud. 

«Les politiques suivies en la matière dans cette région du Maroc, ont atteint leurs limites» lance t il en verdict, durant la présentation qu'il fit au palais royal d’Agadir, de sa méthodologie pour confectionner le plan de développement du Sahara, commandé à lui par le souverain, lors du discours royal du 6 Novembre 2012. 

Chakib Benmoussa engagea sa chambre à donner résultat de ses études, en Octobre prochain, prévoyant qu’une première mouture sera soumise à évaluation dés Mars prochain.

5 ANGLES D'ATTAQUES

Il étaya ses approches, en dégageant pour, 5 angles d’attaques : 

 

1-    Travailler à rendre viable le Sahara, pour les capitaux privés, il considéra que l’entreprise sera la cheville ouvrière de tout développement dans cette région, afin que l’Etat par ses élus, ses institutions et ses administrations, se rompe aux rôles de régulateur, incitateur et redistributeur social de richesses, le Sahara, prescrit Benmoussa, devra s’ouvrir aux IDE et à la valorisation de ses richesses naturelles. 

 

2-    Travailler sur le plan social à encourager les brassages entres tous les groupes culturels nationaux représentés dans la région, en accordant vives attentions aux sahraouis, en leur assurant plein respect à leur exceptions culturelles et à encourager le retour au pays, des détenus dans les camps algériens du Polisario, par une politique imbue d‘équité et de justice sociale et de promotion des valeurs de citoyenneté. 

 

  

3-    Travailler sur le plan du développement humain à améliorer les indices d’éducation, formation et de santé ainsi que lutter contre les pauvretés et les exclusions sociales. 

 

4-    Travailler à concevoir une politique de la ville qui allie le développement des territoires, aux impératifs du respect des équilibres éco-systémiques, en somme : Inventer un développement ami de la nature. 

 

5-    Enfin travailler sur le plan de la gouvernance, en impliquant au maximum, dans ses projets de développement, les concernés par ses politiques, à savoir les citoyens et les forces vives les encadrant.

L’ETAT SE DÉFRAIERAIT DE SON JACOBINISME

A ce propos, Chakib Benmoussa   a indiqué que le CES demandera contribution à ses débats, aux citoyens, via son portail d’interaction Al Moubadara Lakoum. 

 

Le président du CES souligna que ce nouveau projet aura pour ses applications, les 10 – 15 ans à venir, estimant que seront mûrs, ses premiers fruits, dés les premières années de son entrée en vigueur. 

 

Par ailleurs, nombre d’observateurs ont commenté cette esquisse de plan présentée au souverain, comme signe de migration de l’Etat, de ses vision centralistes, globalistes et jacobines vers des politiques spatiales régionales, construites sur les diagnostiques des besoins et capacités locales, et des conceptions des réponses adaptées. 

 

Il s’agirait selon les mêmes observateurs de créer des contenus au projet de la régionalisation avancée, avant même que ses formes ne soient dessinées par sa loi organique, en attente de création dans les couloirs du gouvernement et du parlement.

 

03/01/2013