L’information aurait pu passer inaperçue, mais non… En marge de la célébration du 40ème anniversaire de la Marche Verte, les Algériens et leurs amis (ou affidés, ou vassaux) du Polisario ont tenu à « contre-fêter » l’évènement, à Tindouf. Pour cela ils ont mis les petits plats dans les grands, et ont invité leur chanteur vedette Khaled. Mais les choses ne se sont pas passées comme ils l’avaient pensé…

En effet, et alors que la direction vieillissante du Polisario était là, au grand complet, avec Abdelaziz et ses copains, Khaled assurait à son habitude le spectacle. Un chanteur chante, et Khaled a donc chanté. Seulement voilà… Quelqu’un s’est matérialisé sur la scène et a jeté un drapeau de la Rasd (République arabe etc…) sur les épaules du chanteur. Qui a refusé net, et s’est débarrassé du tissu. Le type insiste, et Khaled aussi. Chanter, oui, revêtir le drapeau du Polisario, non…

Mais pourquoi, pourrait-on dire, Khaled, puisqu’il est Marocain, a-t-il accepté d’aller chanter aux confins du désert, là où il se passe tellement de choses à l’insu du monde qui voudrait pourtant bien savoir ? La réponse est simple. Le chanteur est d’abord Algérien, avant que le roi Mohammed VI ne lui confère, en plus de son amitié, la citoyenneté marocaine.

Il n’a donc pas décliné l’invitation à lui faite par le gouvernement de son premier pays, ce qui est compréhensible, mais il a tenu à marquer sa désapprobation pour un acte qui froisserait son second pays, ce qui est louable. L’information, soigneusement tue par nos « amis » algériens, nous a été rapportée par une source sûre, qui l’a elle-même obtenue de gens qui se trouvaient à Tindouf.

Bravo Khaled, et à bientôt au Maroc.

05/11/2015