Le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) a rendu public, vendredi 15 février, le rapport préliminaire au sujet du procès Gdim Izig des 24 sahraouis.

« Le procès Gdim Izig s’est déroulé dans des conditions normales et toutes les procédures du procès équitable ont été respectées », voilà la quintessence du rapport préliminaire rendu public par le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), au sujet du procès des 24 sahraouis, ouvert le 1er février courant, devant le tribunal militaire de Rabat.

Les accusés répondent à un chef d’accusation de « constitution de bandes criminelles, de recours à la violence contre des agents de l’autorité ayant causé mort d’homme et de mutilation de cadavres ». Le démantèlement, en novembre 2010, du camp de fortune Gdim Izik avait entrainé l'assassinat de onze membres des forces de l’ordre, notamment parmi les forces auxiliaires.

Le rapport du CNDH a porté notamment sur l’entourage du tribunal, le caractère public du procès et du déroulement des audiences. Ainsi, les observateurs du CNDH ont souligné la forte présence sécuritaire aux alentours du tribunal, mais les forces de l’ordre, ajoute-t-on de même source, se sont contentées de préserver l’ordre public et de gérer l’accès au tribunal.

Les garanties d’un procès équitable se sont renforcées aussi par la forte présence d’observateurs nationaux et internationaux de différents horizons, de journalistes, parlementaires, diplomates, défenseurs des droits humains. Et le rapport de renchérir que tous les présents n’ayant pas la possibilité de comprendre le langue arabe étaient desservi par une traduction simultanée vers différents langues, y compris  le hassani.

Par ailleurs, tout au long des phases de ce procès, le président de la cour n’a pas manqué de mettre l’accent sur le principe de présomption d’innocence des mis en cause et que les procès verbaux ne sont que de simples informations. Ce climat très sain a pu contenir les tentatives de certains mis en cause pour politiser le procès.

D’ailleurs, la défense comme les accusés reconnaissent le comportement humain de la présidence, laquelle tout en écoutant la liste des témoins rapportée par la défense, a aussi entendu succinctement un rapport du représentant des familles des victimes des événements de Gdim Izig. Les dispositions de l’article 96 de la justice militaire étant favorables dans ce sens.

15/02/2013