Le Collectif Associatif International Almohagir regroupant 53 associations en France, a exprimé "sa profonde indignation" face à l'opération de propagande menée samedi par la sénatrice française d'origine algérienne, Leïla Aïchi en faveur des thèses du polisario dans l'enceinte du Sénat à Paris et a lancé une pétition pour demander son exclusion du groupe d'amitié parlementaire France-Maroc.

Dans un communiqué signé par son président, Dr Mohammed Mraizika, le collectif souligne que la présence d'officiels du polisario, de députés algériens et d'activistes "patentés supporteurs inconditionnels de thèses séparatistes et déstabilisatrices de toute une région", à l'initiative de l'élue écologiste dans une instance parlementaire aussi respectable et respectée que le Sénat "a heurté et choqué les citoyens franco-marocains et franco-maliens" membres du collectif.

En tenant cette conférence à voix unique le jour même où le président François Hollande se rendait au Mali dans le cadre du combat de la France contre le terrorisme au Nord-Mali, la sénatrice Leila Aichi "a failli à son devoir de solidarité nationale".

Car il est de plus en plus patent, relève le collectif Almohagir, que ces "groupes terroristes qui sèment la mort et la désolation au Mali et propagent le fanatisme et la terreur dans toute la zone sahélienne" comptent dans leurs rangs des combattants et des agitateurs actifs issus du polisario dont la complicité a permis dans le passé aux Djihadistes-trafiquants du nord-Mali d'enlever des otages européens dans les camps de Tindouf en Algérie. 

De ce fait, cette sénatrice porte "un tort à la politique étrangère française et à l'amitié franco-marocaine".

Cette amitié se traduit aujourd'hui au Mali par le soutien du Maroc à l'initiative prise par la France pour la libération d'un peuple frère. D'ailleurs, "c'est sous la présidence marocaine du Conseil de sécurité qu'a eu lieu le vote de la résolution 2085 prévoyant le déploiement de la force africaine".

Pour le Collectif Almohagir, cette dame s'est illustrée depuis son entrée au Sénat français en septembre 2011 par un "prosélytisme déclaré au profit des thèses et agenda d'un Etat voisin du Maroc, peu avare en soutien" au groupe de séparatistes du polisario alors que les troupes françaises sont engagées au Mali justement pour la défense de l'intégrité territoriale et de la souveraineté d'un Etat africain agressé.

Et puis, puisqu'elle intitule sa conférence "défense des droits de l'homme au Sahara", cette sénatrice "s'est-elle un jour soulevé au Sénat, au nom de la liberté et la dignité humaines, la question des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf", ou encore "le drame des enfants sahraouis envoyés à Cuba?", se demande le collectif.

"Drôle de Dame et drôle de défenseur des libertés" que cette sénatrice, relève Dr Mraizika, qui ne se soucie guère des violations au quotidien des droits de l'homme les plus élémentaires dans les camps de Tindouf sous la férule depuis plus de quarante ans de la même direction et du même homme de l'ère totalitaire de la sphère soviétique et de l'ex-bloc de l'Europe de l'Est.

Le Collectif qui partage l'indignation et la consternation du président et du vice-président du Groupe d'amitié France-Maroc au Sénat français, respectivement MM. Christian Cambon et Hervé Marseille face à cette "manifestation marquée par l'idéologie, qui a tourné en meeting politique" fermé au débat contradictoire et qui "ne contribue ni à la vérité, ni à la résolution" du problème du Sahara, estime que Mme Aïchi a pris et assumé la posture publique des adversaires et des ennemis de l'intégrité territoriale du Maroc tout en se proclamant à la manière de Tartuffe amie du Maroc.

Aussi, l'exclusion de Mme Leila Aichi du groupe d'amitié France-Royaume du Maroc au Sénat "apparaît aujourd'hui comme une réponse urgente qui, si elle ne peut réparer tout le tort moral et le préjudice politique subis, sera perçue comme une décision juste et justifiée".

Le Groupe d'amitié France-Royaume du Maroc au Sénat français "a toujours su, grâce à la sagesse de ses membres et l'intelligence de ses présidents successifs, oeuvrer pour le renforcement des liens d'amitié entre la France et le Maroc", contrairement à cet intrus adepte du "cheval de Troie".

Cette initiative qui "autorise la présence de séparatistes dans une instance parlementaire aussi respectable et respectée que le Sénat, a heurté et choqué les citoyens franco-marocains et franco-maliens", affirme Dr Mraizika.

En conséquence, les 53 associations réunies sous l'étendard d'Almohagir, notamment les franco-marocains et les franco-maliens expriment au président du groupe, Christian Cambon, au ministre de la Défense et au Premier Ministre, "leur profonde indignation".

Un appel a été lancé pour collecter les signatures condamnant cet acte inamical envers le Maroc et pour l'exclusion de cette prétendue amie du Maroc.(MAP). 

04/02/2013