Fidèle à sa devise consistant à ouvrir inlassablement tous les dossiers sur le vécu et les épreuves des sahraouis dans les camps de Tindouf, le fief du Polisario en Algérie, le Forum de Soutien aux Autonomistes de Tindouf organise un colloque sur l’anniversaire de la révolte de 1988 à Tindouf. Le colloque qui est organisé à l’occasion de la journée internationale des droits de l’homme, aura lieu le 18 décembre à Rabat avec la participation de nombreuses personnalités. Des sahraouis qui ont été témoins des sanglantes émeutes de Tindouf, étouffées dans la répression par le Polisario et le DRS algérien, il y a 24 ans.

Et à l’occasion de la journée du 10 décembre 2012, Forsatin avait lancé un appel à toutes les organisations de défense des droits de l’homme dans le monde, ainsi qu’à tous les pays et aux forces éprises de paix et de justice, à soutenir la lutte des populations sahraouies de Tindouf. Une population qui endure les privations du désert sous le contrôle implacable des milices du front Polisario et le regard attentif du DRS, les terribles services de renseignements militaires algériens qui ont la haute main sur les camps. Une situation d’autant plus difficile que la population sahraouie dans les camps est interdite de toute forme de libre expression ou de liberté de mouvement. L’épreuve des sahraouies s’est aggravée encore plus avec l’opération de cloisonnement qui a été menée au début de décembre dans les camps de Tindouf. Les autorités algériennes ont en effet procédé à la séparation des camps de Tindouf à l’aide de remblais de sable afin de limiter les contacts entre les sahraouis vivant dans chaque camp. Une opération qui a un double tranchant, puisqu’elle isole aussi pratiquement l’ensemble des camps de tout contact avec l’extérieur. L’entrée et la sortie des camps sont désormais soumises à un strict contrôle, à la fois du Polisario et du DRS algérien. C’est dans ce sens que Forsatin a dénoncé cette opération et condamné fermement la poursuite de la répression, la détention arbitraire et la torture des opposants et dissidents du Polisario dans les camps de Tindouf. En tête de ces dissidents, Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud qui a été banni des camps de Tindouf et séparé de sa famille pour avoir soutenu publiquement le plan marocain d’autonomie au Sahara. Le même soutien a été renouvelé au poète sahraoui Najem Allal, qui fait l’objet d’un pénible harcèlement de la part du Polisario.

29/12/2012