La révélation de la collusion entre les séparatistes du polisario et le Hezbollah, est révélatrice d’un "expansionnisme toxique" de l’Iran, écrit jeudi le quotidien américain à grand tirage, The Hill, en appelant la communauté internationale à adopter une posture de vigilance extrême. 

 

"L’Iran est le seul pays, dont l’expansionnisme est érigé en axe fondateur de sa constitution. Ce pays entretient des groupes terroristes et milices qui lui sont complètement affidés, dans nombre de pays de son environnement immédiat et au-delà", souligne la publication, dans une analyse signée Ahmed Charaï, éditeur et membre de plusieurs think tanks américains, sous le titre : "Une nouvelle alliance face à l’Iran". 

 

The Hill rappelle, dans ce contexte, que le Maroc a décidé tout récemment de rompre ses relations avec l’Iran à cause de la “connivence avérée” et du soutien militaire de son allié le mouvement Hezbollah au "Polisario", en pointant du doigt, dans ce sens, les liens entre le régime iranien et les groupes terroristes de tout crin. 

 

"Pour les Marocains, poursuit l’analyse, l’Iran est un pays qui se trouve à plusieurs milliers de kilomètres. Mais pour le régime iranien, le Maroc fait partie d’un ensemble géographique allant du Moyen-Orient à l'Afrique du nord en passant par le continent africain, où Téhéran nourrit le dessein de propager son radicalisme et son influence néfaste". 

 

Et de souligner qu’"au moment où le Roi Mohammed VI préside aux destinées d’un programme colossale visant la propagation d’un Islam du juste milieu, de la tolérance et de l’altérité, à travers une stratégie multidimensionnelle de formation des imams marocains et de bien d’autres pays", l’Iran "cherche, à contrario, à disséminer un endoctrinement toxique à travers le monde musulman". 

 

Rappelons, dans ce contexte, que les Etats Unis avaient fustigé "la nature déstabilisatrice des activités de l’Iran, y compris le soutien de ce pays au Hezbollah et à d’autres groupes terroristes", dans une récente réaction à MAP-Washington, suite à la décision de Rabat de rompre ses relations avec Téhéran. 

 

"Les Etats Unis ont de manière consistante exprimé leurs préoccupations quant à la nature déstabilisatrice des activités de l’Iran, y compris son soutien au Hezbollah et à d’autres groupes terroristes", insistait la diplomatie américaine, ajoutant que l’Iran "demeure un Etat désigné sponsor du terrorisme et le Hezbollah demeure une organisation terroriste internationale". 

 

Washington affirme, dans ce contexte, chercher "le soutien de nos partenaires afin de neutraliser l’influence déstabilisatrice de l’Iran, contenir son agression – particulièrement son soutien au terrorisme et aux combattants – et restaurer un équilibre des forces plus stable".

19/05/2018