Rabat - Les conditions posées par l'Algérie pour la réouverture des frontières avec le Maroc ont été qualifiées de "chantage" par le directeur de l'Observatoire d'études géopolitiques (OEG) de Paris, Charles Saint-Prot.

"Alger tente d'envoyer la balle dans le camp du Maroc avec une conditionnalité qu'on pourrait appeler du chantage pour la réouverture des frontières", a déclaré jeudi Charles Saint-Prot à la Radio Médi 1 dans son édition du soir. 

  

Le directeur de l'OEG a indiqué que "ce chantage montre qu'Alger ne veut pas améliorer les relations avec le Maroc", ajoutant que les "exigences d'Alger quasi insultantes sont la preuve de la volonté du régime algérien de vouloir enterrer le dossier et c'est aussi la preuve qu'il porte toute la responsabilité de la mésentente avec le Maroc et de la paralysie de l'union du Maghreb arabe".  

  

Il a considéré les conditions algériennes comme étant "extravagantes, tant elles sont choquantes, tant sur la forme que sur le fond".  

  

S'agissant de "l'arrêt de la campagne de dénigrements contre l'Algérie" exigé par Alger, Charles Saint-Prot a souligné "qu'on a plutôt le sentiment que c'est l'Algérie qui dénigre constamment le Maroc".  

  

D'autre part, le directeur de l'OEG a estimé "qu'en matière de trafic de drogues et de toute sorte de trafic, le régime algérien n'est pas particulièrement bien placé pour faire la leçon surtout quand on sait les accointances de son satellite Polisario avec les narco trafiquants".  

  

Il a ajouté que la troisième condition relative à "la reconnaissance de la position du gouvernement algérien en ce qui concerne la question du Sahara marocain, démontre qu'Alger est très impliqué dans ce conflit".

29/06/2013