Les derniers développements de la question du Sahara marocain et les efforts du Royaume e pour la récupération des provinces du sud ont été au centre d’une conférence animée mercredi au Parlement britannique par Ali Bahaijoub, Directeur du centre des Etudes Euro-Mediaterraniennes et Africaines dont le siège est à Londres.

 

Lors de cette conférence, qui s’est déroulée en présence du Lord britannique Nazir Ahmed (parti du Labour), du chargé d'affaires à l'ambassade du Maroc Othmane Bahnini, du Consul Général Abderrahim Beyyoudh et de membres de la communauté marocaine, Dr. Bahaijoub a donné un aperçu général sur l’évolution de la question du Sahara, mettant l’accent sur la régionalisation avancée consacrée par la nouvelle Constitution et initiée sous l'impulsion de SM le Roi, en tant que modèle de développement social et économique.

 

Le projet de régionalisation avancée, qui s’inscrit dans le cadre de la démocratie participative, accorde une grande importance aux acteurs locaux, à la participation des citoyens à la prise de décision ainsi qu’au rôle des régions dans la valorisation des ressources, a dit le conférencier.

 

Il a aussi évoqué les projets d’envergure lancés par SM le Roi Mohammed VI lors de la visite effectuée récemment par le Souverain dans les provinces du Sud à l'occasion du 40ème anniversaire de la Marche Verte, mettant en relief le modèle de développement intégré mis œuvre dans cette région, un modèle qui vise le renforcement du rayonnement du Sahara, comme centre économique et trait d’union entre le Maroc et son prolongement africain.

 

M Bahaijoub a, en outre, rappelé la réaction ferme affichée par le Maroc après les déclarations irresponsables et les dérapages du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon lors de sa tournée dans la région.

 

Selon le conférencier, la dernière résolution adoptée par le Conseil de sécurité sur le Sahara prorogeant d’une année le mandat de la Minurso a porté un coup dur aux ennemis de l’intégrité territoriale, affirmant que l’organisation d’un référendum n’est pas une option réaliste ou réalisable en raison de l’impossibilité de définir le corps électoral.

 

Et d’ajouter que la seule solution politique de compromis qui demeure viable et durable pour les provinces du Sud n'est autre que le plan d’autonomie proposé par le Maroc en avril 2007, un plan qualifié de "sérieux, crédible et réaliste" par la communauté internationale.

 

13/05/2016