Le groupe d'amitié France-Maroc au Sénat français rejette l'organisation d'une conférence pro-polisario prévue samedi dans une salle de cette assemblée, qualifiant cette initiative de "meeting politique" qui "gène l'action de la diplomatie française".

Dans un communiqué transmis à la MAP, le président du groupe, Christian Cambon, exprime sa "consternation" par l'initiative de la sénatrice écologiste Leila Aichi, d'origine algérienne, d'organiser cette conférence sur les droits de l'homme au Sahara, à laquelle elle a convié uniquement des activistes connus pour leur alignement inconditionnel sur les thèses du Polisario. 

"Si ma collègue a bien évidemment le droit d'exposer ses convictions, elle aurait dû le faire dans le respect de l'expression d'avis contraires au sien et non pas organiser une manifestation marquée par l'idéologie, qui finira inévitablement en meeting politique", a-t-il déploré. 

"Le Groupe d'amitié France-Maroc du Sénat se désolidarise complètement de cette initiative qui ne contribue ni à la vérité, ni à la résolution de ce problème", a affirmé le Sénateur Cambon. 

Le Groupe d'amitié, a-t-il poursuivi, "réaffirme son soutien à la position officielle de la France, exprimée tant par l'ancien président (Nicolas) Sarkozy, que, plus récemment, par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à Rabat" en faveur d'une solution politique basée sur le plan d'autonomie marocain. 

Il "rejette cette initiative qui gêne l'action de notre diplomatie et, de plus, ne reflète en rien le travail qu'accomplissent les Sénateurs pour renforcer les liens d'amitié avec le Maroc". 

Enfin, le Groupe "regrette que le Sénat serve de cadre à un geste déplacé à l'endroit du peuple et des autorités marocaines". 

01/02/2013