Monsieur le Président,
Permettez nous de vous féliciter au nom des Maroco-américains et des Marocains des Etats-Unis pour votre réélection, et de vous souhaiter le plus grand succès dans vos efforts pour emmener les Etats Unis de l’avant au court de votre second mandat.
.

La lettre suivante sera envoyée au Président Barack Obama. Vous pouvez la signer ici

Monsieur le Président,

 

Permettez nous de vous féliciter au nom des Maroco-américains et des Marocains des Etats-Unis pour votre réélection, et de vous souhaiter le plus grand succès dans vos efforts pour emmener les Etats Unis de l’avant au court de votre second mandat.

 

Monsieur le Président,

 

Le jour de votre réélection a coïncidé avec une date qui est chère aux Marocains, à savoir l’anniversaire de la Marche Verte. Il y a trente sept ans, 350.000 Marocains marchèrent jusqu’au Sahara, une province du sud du Maroc, afin de récupérer la souveraineté de leur pays sur le territoire, fait qui reste malheureusement contesté jusqu’à ce jour.

 

Pendant des siècles, le Sahara, qui est maintenant parfois faussement nommé Sahara Occidental, a été lié au Royaume du Maroc à travers l’allégeance des différentes tribus. L’« allégeance » équivalait alors dans les sociétés islamiques à notre système de vote contemporain. Entre la fin du 19ème et le début du 20ème siècle, la France et l’Espagne transformèrent cette unité territoriale lorsqu’elles se partagèrent le Royaume du Maroc au cours de leur processus de colonisation de l’Afrique.

 

Quand le Maroc obtint son indépendance vis à vis de la France en 1956, le Sahara et d’autres territoires restèrent sous tutelle espagnole. A l’apogée du processus de décolonisation, dans les années 1950 et 1960, le Maroc était l’unique partie prenante sur la question du Sahara. Il fut le seul pays à attirer l’attention du comité de Politiques Spéciales et Décolonisation de l’Organisation des Nations Unies sur cette question. Ce fut suite à l’insistance du Maroc que l’ONU finit par inclure le Sahara sur la liste des territoires non autonomes qui devaient être libérés du joug du colonialisme.

 

Ce n’est qu’en 1973 que le Polisario apparu sur la scène, prétendant être le seul représentant légitime de la population sahraouie. Après la guerre qui opposa le Maroc et le Polisario de 1976 à 1991, les Nations Unies entreprirent de négocier une solution pour mettre fin à ce différend.

 

Cependant, après une décennie de tentatives infructueuses pour organiser un référendum au Sahara, étant donné les deux partis ne trouvaient pas de terrain d’entente concernant l’éligibilité des votants, les Nations Unies appelèrent les deux parties  à trouver une solution politique acceptable et durable.

 

Le Maroc présenta un Plan d’Autonomie en Avril 2007, qui fut décrit par le Conseil de Sécurité des Nations Unies comme une solution « sérieuse » et « crédible » pour mettre fin au conflit. Mais le Polisario et ses partisans, l’Algérie et l’Afrique du Sud, persistent à affirmer que la seule solution acceptable est d’organiser un référendum sur l’auto-détermination. De nombreux experts, parmi lesquels l’ancien Envoyé Spécial de l’ONU au Sahara Peter Walsum, ont conclu qu’un Etat viable ne peut être établi sur un territoire désert si peu peuplé.

 

Après quatre cycles de négociations et neuf cycles de pourparlers informels depuis 2009, l’approche de l’ONU sur le conflit a atteint ses limites. Cela est dû en partie au fait que l’ONU a mis l’accent uniquement sur la pleine indépendance comme seul moyen de parvenir à l’autodétermination pour le peuple sahraoui, faisant ainsi abstraction d’autres façons possibles de réaliser l’autodétermination : la libre association et l’autonomie qui ont été la base du règlement d’autres différends. Le plan marocain d’autonomie est ainsi une solution de compromis qui peut répondre aux revendications des deux protagonistes – garder le territoire au sein de l’Etat marocain tout en permettant l’auto-détermination.

 

Il est temps pour l’ONU de tracer une nouvelle voie et pour une réelle implication positive des Etats-Unis

 

Une erreur de l’approche de la communauté internationale pour résoudre ce conflit de longue date est de le traiter comme beaucoup d’autres anciennes colonies européennes en Afrique et en Asie, en établissant les pays nouvellement indépendants sur la base de leurs frontières coloniales arbitraires. Bien que cela ait été commode, en particulier là où il y avait moins d’Etats-nations précédemment défini, il est clair que cette solution n’est pas applicable dans le cas du Maroc. Il est naturel que les Marocains ne veuillent pas accepter comme définitive la division de leur pays dictée par la France et l’Espagne.

 

Monsieur le Président,

 

En tant que Maroco-américains, nous en appelons à votre leadership et à votre sagesse pour relancer des négociations aujourd’hui au point mort. Il est d’autant plus important de le faire que le Maghreb et le Sahel font face à des défis dangereux et déstabilisants, dont le principal est la diffusion des activités criminelles et terroristes.

 

Les défis que doit relever le Mali doivent servir de signal d’alarme aux dirigeants du monde : cette région a besoin de l’attention et de l’engagement de la communauté internationale. L’absence d’autorité étatique découlant de ce différend de longue date et les conditions de vie misérables d’environ 80.000 personnes qui vivent dans l’indifférence presque totale dans les camps de Tindouf, rendent le territoire et la population vulnérables aux réseaux terroristes et criminels qui opèrent dans la région . Nous en avons eu la démonstration lorsqu’en Octobre 2011, trois agents humanitaires ont été enlevés dans les camps du Polisario par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

 

Monsieur le Président,

 

Voir se conflit s’étendre plus longtemps n’est dans l’intérêt de personnes. D’où la nécessité de trouver un terrain d’entente qui permettrait aux deux parties, le Maroc et le Polisario, de parvenir à une solution qui sauvegarde leurs intérêts respectifs.

 

À cet égard, nous en appelons à votre leadership pour utiliser le levier de votre pays au Conseil de Sécurité afin de faire pression pour l’adoption d’une approche qui reconnaîtrait la réalité sur le terrain et offrirait une solution viable. Aussi imparfait que le plan marocain d’autonomie soit, il est en conformité avec le droit international et les principes de l’autodétermination. Il constitue une base pour parvenir à une solution définitive au conflit, car il offre un terrain d’entente entre l’indépendance et le gouvernement central.

 

Certains prétendent que le Maroc ne respecte pas les droits de l’homme. Cependant, le Maroc est un pays arabe qui a reçu des éloges pour les progrès de la démocratie qu’il a mis en place au cours de la dernière année et demi. En tant que Maroco-américains, nous avons encore l’espoir de voir une démocratisation plus complète du pays. Mais les changements qui ont eu lieu nous donnent confiance que le Maroc est sur une voie positive, qu’il y a un plus grand engagement à respecter les droits de l’homme, et que le gouvernement respecterait tout accord d’autonomie.

 

D’un autre côté, de plus en plus de voix ont exprimé des inquiétudes concernant la situation des droits humains dans les camps de Tindouf, et l’Algérie et le Polisario refusent toujours d’autoriser le UNHCR à procéder à un recensement de la population dans ces camps.

 

À ce stade, la région du Sahel et de l’Afrique du Nord n’a pas besoin d’un État défaillant et non viable qui finirait par tomber dans  les mains des organisations criminelles et terroristes. Ce dont cette région a besoin, c’est de l’existence d’états forts qui sont de nature à préserver la stabilité de la région afin de préserver les intérêts de ses alliés, dont le principal est les États-Unis. En tant qu’état bien établi, le Maroc n’offrirait pas seulement à la population sahraouie le droit de gérer leurs propres affaires, mais préserverait aussi la sécurité dans la région.

 

Monsieur le Président,

 

En tant que membres de la communauté marocaine vivant aux États-Unis, nous transmettons à Votre Excellence l’empressement du peuple marocain de voir les Etats-Unis jouer un rôle efficace dans la conclusion de ce conflit d’une manière qui respecte le droit et les revendications des deux parties sur le territoire. Nous croyons en votre leadership proverbial et nous espérons voir votre pays s’engager dans un véritable processus de règlement du conflit du Sahara.

 

Vous Pouvez signer la pétition ici

13/11/2012

Commentaires (1)

  • anon
    hosam (non vérifié)

    A quoi ca sert cette petition?

    nov 14, 2012