Au grand dam du Polisario et de ses relais en Espagne, le gouvernement Rajoy n’a programmé aucune réunion consacrée à la question du Sahara occidental au Conseil de sécurité. Le voisin du Nord assure, durant décembre, la présidence tournante de l’instance onusienne.

L’Espagne assure, durant ce mois de décembre, la présidence du Conseil de sécurité. C’est sa dernière apparition dans le tour de table des Quinze en sa qualité de membre non-permanent avant de céder, à partir du 1er janvier 2017, le témoin à d’autres pays européens.

 

L’agenda, révélé hier par le représentant permanent de Madrid aux Nations unies, ne mentionne aucune réunion consacrée ni à la question du Sahara occidental, ni à la mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso). Le voisin du Nord répond ainsi aux demandes du Polisario et du diplomate américain Christopher Ross, sollicitant son intervention directe dans la résolution du différend territorial.

 

C’est plutôt une bonne nouvelle pour le Maroc. Celle-ci s’ajoute d'ailleurs à la décision du juge du tribunal de l’Audiencia nacional José la Mata d’ordonner la réouverture des poursuites pénales pour « génocide et crimes contre l’humanité » contre le chef du Polisario, Brahim Ghali.

 

Comme la Russie en octobre, l’Espagne a d’autres priorités que le Sahara

 

Durant ce mois, la diplomatie espagnole a préféré accorder la priorité à la lutte contre le terrorisme, aux autres missions onusiennes de paix et à la menace terroriste. Par ailleurs, le chef du gouvernement Mariano Rajoy pourrait assister à la réunion des Quinze du 20 décembre consacrée à la traite des êtres humains, indiquent des médias locaux.

 

Une résolution est, en principe, au programme. Son adoption devrait clore un débat sur un sujet d’actualité. D’autant que les actions des groupes terroristes dans la région arabe et en Afrique et celles des réseaux d'esclavagisme vont de pair. L'Espagne entend, à un mois de l'expiration de son mandat, imprimer sa marque sur une préoccupation internationale

 

Même si Madrid a écarté le dossier du Sahara occidental de l’agenda des Quinze durant ce mois, des pays membres de l’instance onusienne peuvent appeler à une réunion urgente sur la question, à condition que le contexte s’y prête, comme ce fut le cas avec l’affaire Guerguerate en août et en septembre.

 

En octobre et en novembre, respectivement sous les présidences russe et sénégalaise, les relais du Polisario au Conseil de sécurité se sont tus.

02/12/2016