Création à Montréal du Comité international des victimes du Polisario

Des acteurs associatifs marocains, espagnols et italiens ont constitué le Comité international des victimes du Polisario (CIVOP) afin de mettre à nu les atrocités et crimes contre l’humanité commis dans les camps de Tindouf.

 

Le CIVOP, dont les membres fondateurs sont l’Observatoire du Sahara pour la paix, la démocratie et les droits de l’homme (OSPDH), le Forum canario-sahraoui (Focasa) et l’association italienne «METE Onlus», se veut une nouvelle tribune pour faire entendre la voix des victimes des exactions et des atrocités commises en toute impunité, depuis quarante ans, par le front séparatiste dans les camps de la honte, sous le regard de son protecteur algérien.

 

Le CIVOP, qui siégera à Las Palmas, s’assigne pour objectifs, selon ses fondateurs, d’exhorter la communauté internationale à considérer le Polisario comme une «organisation criminelle» établie sur le territoire algérien, à intervenir d’urgence pour lever le blocus imposé aux populations séquestrées dans les camps et à mettre en œuvre les résolutions onusiennes appelant à leur recensement, rejeté catégoriquement par l’Algérie et les responsables du Polisario en vue de faire perdurer leur séquestration sous le prétexte du statut de réfugiés.

 

Il s’agira aussi d’exhorter la communauté internationale à intervenir pour appeler l’Algérie, qui héberge le Polisario, à faire appliquer la loi sur l’ensemble de son territoire, y compris dans les camps de Tindouf, et à respecter ses engagements internationaux.

 

Le CIVOP va également interpeller la communauté internationale quant à la nécessité de diligenter une enquête pour dévoiler la vérité sur le sort de milliers d’innocents de différentes nationalités victimes d’enlèvement, de disparition forcée, de torture, d’assassinat, d’esclavage et de viol de la part des milices du Polisario, d’oeuvrer à assurer leur réparation, et de traduire en justice les tortionnaires et les responsables de ces crimes dont le comité dispose d’une liste de leurs noms et de leurs lieux de domiciliation.

 

Ce comité entend, en outre, appeler l’organisation des Nations unies pour les droits de l’homme, notamment les organes de traités, le Conseil des droits de l’homme et ses procédures spéciales en matière de protection, à intervenir d’urgence pour rencontrer les victimes et entendre leurs témoignages au sujet des souffrances qu’elles ont endurées et des expériences pénibles qu’elles ont vécues.