Abdelkader Messahel, ministre algérien des affaires maghrébines et africaines. /TSA

La lune de miel médiatique entre le Maroc et l’Algérie aura été visiblement très courte. Preuve en est la sortie médiatique du ministre algérien des affaires maghrébines et africaines Abdelkader Messahel, suite au retrait du Maroc et 8 pays arabes du 4e Sommet Afro-arabe qui s’est tenue à Malabo, en Guinée Equatoriale.

Dans une déclaration à l’agence Algérie Presse Service (APS), Abdelkader Messahel signe le retour des tirs médiatiques entre Alger et Rabat. Revenant sur le retrait annoncé par le Royaume et 8 autres pays arabes en guise de protestation à la participation d’une délégation du Polisario, il a affirmé mercredi que « le Maroc, qui tente de reprendre sa place au sein de l’UA a prouvé qu’il n’a pas la volonté de retourner à l’Union africaine ».

« L’harmonie démontrée par les pays africains lors de ce sommet, face à la tentation du Maroc d’expulser des réunions la délégation de la République arabe démocratique sahraouie, confirme que le continent africain s’oppose à toute tentative de déstabilisation du continent et de l’Union africaine », ajoute-t-il dans une déclaration reprise par le site d’information de la chaîne algérienne Echorouk.

Pour sa part, l’APS a indiqué dans une dépêche, que « les pays africains ayant participé au Sommet Afro-arabe à Malabo, ont confirmé leur adhésion à la Charte fondatrice de l'Union africaine et le respect des principes de cette charte fondatrice, inspirée de la lutte des peuples du continent ». Une participation qui confirme « la tenue de ces Etats contre toutes les tentatives de déstabilisation du continent et l'Union africaine », poursuit l’agence de presse officielle.

Et l’APS d’accuser les 9 pays ayant annoncé leur retrait du Sommet d’« Etats qui soutiennent la thèse de l’occupation marocaine du Sahara occidental ».

24/11/2016