Le détournement des aides par le Polisario met à nu les connections existant entre crime organisé et terrorisme

Stockholm - Le détournement des aides par le ''Polisario'', dévoilé par le rapport de l'Office anti-fraude de l'Union européenne (OLAF), met à nu les connections existant entre criminalité organisée et terrorisme, souligne l'écrivaine suédoise, Annika Borg.

Le rapport de l'OLAF, achevé en 2007 mais dont le contenu a été enterré jusqu'à récemment, montre que le ''Polisario'' est engagé "dans une fraude à grande échelle" dans les camps de Tindouf, dans l'ouest algérien, souligne Borg dans une chronique publiée vendredi par le journal suédois, Barometern OT.

Le rapport explique comment de la nourriture de bonne qualité est revendue et que d'autres produits alimentaires de moindre qualité sont distribués aux habitants des camps, ajoute Borg.

Toujours selon l'OLAF, le Polisario a gonflé le nombre des habitants des camps pour recevoir plus d'aides humanitaires, poursuit la Suédoise, qui rappelle que la commissaire européenne au Budget, Kristalina Georgieva, n'a pas jugé nécessaire en 2007 de réduire l'aide annuelle de dix millions d'euros et donc n'a rien fait à ce sujet, malgré la connaissance des faits.

Pire encore, poursuit Borg, il s'est avéré que des extrémistes islamistes mènent une campagne de recrutement à l'intérieur des camps, ce qui démontre les liens entre la criminalité organisée et le terrorisme.

"La région MENA continue donc d'être un baril de poudre dans le monde et la situation s'aggrave à un rythme effréné et dangereux'', conclut l'auteur de la chronique.

28/02/2015