Aussi curieux et insolite que cela puisse paraître, il y aurait une poignée d’Espagnols qui préféreraient les rues de Laâyoune à celles de Madrid ou de Barcelone. Des «militants» en mal de cause qui se sont complètement trompés de sujet. En effet, tandis que des milliers d’Espagnols battaient le pavé dans plusieurs villes de l’Espagne pour protester contre les mesures antisociales prises par le gouvernement pour faire face à la crise et contre la corruption entre autres, eux n’ont pas trouvé mieux que de tourner le dos à leurs compatriotes pour s’immiscer dans ce qui ne les regarde pas du côté de nos provinces sahariennes. 

Le 22 février, ce groupe de soi-disant amis du Front Polisario composé de 9 Espagnols avait foulé, vers minuit, le sol de l’aéroport de Laâyoune. Mais les autorités marocaines se sont montrées fermes face à cette nouvelle provocation en leur interdisant de descendre de l’avion. 

«Un groupe d’activistes canariens qui sont arrivés à Lâayoune aujourd’hui (vendredi 22 février), n’ont pas pu descendre de l’avion, car des fonctionnaires marocains le leur ont interdit pour des raisons de sécurité », a assuré l’agence espagnole «EFE». La même source a également précisé que ce groupe de «militants» voulait manifester «sa solidarité avec les prisonniers condamnés (dans l’affaire de Gdeim Yzik), et rendre visite à leurs familles». 

Le samedi 16 février, le tribunal militaire de Rabat avait, rappelle-t-on, prononcé 25 condamnations allant de deux ans à la perpétuité pour avoir commis des crimes dont l’assassinant de 11 membres de la police durant le démantèlement du camp de Gdeim Yzik à Laâyoune en 2010.   

Et selon plusieurs ONG internationales des droits de l’Homme, ce procès a été «équitable» et «transparent» comme le démontre par exemple le rapport établi par les observateurs du Leadership Council for Human Rights (LCHR), l'une des plus importantes organisations des droits de l'Homme aux Etats-Unis, qui a affirmé que les 25 accusés avaient « eu droit à tous les recours et toutes les garanties». 

"Le rapport établi par les observateurs internationaux ayant assisté au procès, dont quatre juristes italiens, en l'occurrence Sara Baresi, Massimiliano Boccolini, Francesco de Remigis et Velia Lacovino, atteste que les accusés ont eu droit à tous les recours dans le cadre d'un procès équitable et transparent", rappelle le LCHR dans un communiqué publié par la MAP. 

Le document souligne également que les accusés "ont eu aussi accès aux observateurs internationaux, aux journalistes et aux militants des droits humains qui suivaient le procès".

25/02/2013