Dans une résolution, en attente de vote par le Parlement européen, des eurodéputés, principalement nordiques, dénoncent des «violations constantes des droits fondamentaux du peuple sahraoui». Et appellent à la libération des criminels de Gdeïm Izik !

«La question du Sahara occidental ne figure pas à l’ordre du jour des sessions 2016 du Conseil des droits de l’Homme», s’alarme un groupe de députés européens, majoritairement nordiques, dans une résolution qui vient d’être déposée auprès du Parlement européen.

Dans cette résolution, déposée au nom du groupe de la gauche unitaire et de la gauche verte nordique (GUE/NGL), -groupement d’ex-partis communistes-, les «pétitionnaires» prétendent que «le conflit au Sahara occidental est une question de décolonisation et que, selon le droit international, le royaume du Maroc n’a aucune souveraineté sur le Sahara occidental et est considéré comme une puissance coloniale».

Une allégation qui rappelle curieusement celle qu’Alger, avec le Polisario, s’échinent en vain à faire accréditer auprès des instances internationales, et que les eurodéputés veulent reprendre à leur compte sans peut-être se rendre compte de leur partialité, pourtant criante, dans un conflit dont les enjeux vont au-delà de leur schéma de lecture hérité de la guerre froide.

Or, à méditer un tant soi peu sur la phraséologie de leur résolution, en attente de vote au Parlement européen, on peut aisément se rendre à l'évidence. Dans cette résolution, les eurodéputés, -allaités aux mamelles d’un marxisme fossilisé-, évoquent «des violations constantes des droits fondamentaux du peuple sahraoui» !

Des «violations» somme toute imaginaires qui plus est ressassées à l'infini par la machine séparatiste à produire des ragots et reproduits, sans le moindre discernement, par leurs relais nordiques au Parlement européen, telle que cette perle lumineuse nommée «prisonniers politiques sahraouis» en référence aux criminels de Gdeïm Izik dont ils revendiquent «la libération immédiate».

Une revendication qui nous édifie sur la posture de ces eurodéputés qui veulent bien se ranger du côté des bourreaux au détriment des victimes tragiques des événements de Gdeïm Izik, 11 soldats tués de main froide, et de leurs familles inconsolables. Drôle de droit-de-l'hommisme !

16/01/2016