Des milliers d'Algériens, selon les médias locaux, ont manifesté jeudi à Ouagla pour réclamer le droit au travail et au développement des régions du sud. 

 

Le journal El Watan rapporte dans son édition électronique que les manifestants ont scandé des slogans où ils revendiquent leur droit à l'emploi et le développement des régions du sud algérien, et dénoncé de hauts responsables "impliqués dans la corruption". 

 

Organisée à l'appel de la coordination nationale des chô meurs, cette manifestation a fait la Une des journaux algériens de jeudi. 

 

A cet égard, L'Expression a indiqué que ce mouvement "fait peur à l'Algérie et suscite de vives craintes". Et de souligner: "Rongés par la misère et l'exclusion, les jeunes du Sud ont décidé de monter au créneau pour dire +basta à la hogra+ et interpeller le gouvernement sur leur situation". 

 

"Lassés des précédentes promesses non tenues", les protestataires revendiquent désormais des mesures concrètes et leur application immédiate, a noté pour sa part Liberté, alors que Le Soir d'Algérie a fait savoir qu'un état d'alerte maximum a été décrété dans le sud après la décision de l'organisation de cette marche. 

 

Le parti algérien le Front des Forces Socialiste (FFS-opposition) avait avertit que les problèmes dans le sud de l'Algérie "s'accumulent et se compliquent", relevant que "les modes de gestion tels qu'ils ont été mis en place ont atteint leurs limites". 

 

Son premier secrétaire, Ali Laskri, a qualifié de "complexe et sensible" la situation, marquée par des bouleversements politiques, économiques, sociaux et culturels dans un environnement régional instable et incertain. 

 

Depuis l'annonce de cette marche, les autorités algériennes ont multiplié les initiatives à l'égard des chô meurs pour les faire revenir sur leur décision. 

14/03/2013