Laayoune : Chakib Benmoussa, président du CESE, après avoir présenter devant le Roi Mohammed VI, sa feuille directrice, pour un nouveau plan de développement des provinces du sud, s’est envolé pour Laayoune, afin d'y inaugurer une série de rencontres consultatives avec les forces vives de la région.

Des rapports médiatiques nationaux, ont indiqué que partiellement boycottée, fut la première réunion, qu’a tenue à Laayoune, Chakib Benmoussa, président du conseil économique, social et environnemental (CESE ) pour les besoins des consultations, devant précéder l’élaboration d’un nouveau modèle de développement des provinces du sud. 

Boycottée, par des élus sahraouis, notables tribaux  et membres du conseil royal consultatif des affaires sahariennes ‘CORCAS ’. 

Pour cause, la pensée y perçue ‘révolutionnaire’ de Benmoussa, basée sur la redéfinition des régimes de distribution des fruits de l’économie dans la région. 

En somme, le plan Benmoussa sonne le glas des avantages et rentes dont bénéficiaient ses cliques de notables. 

En effet, depuis la libération du Sahara de l’occupation espagnole en 1975, le Maroc y a conduit une politique économique dirigiste, à travers laquelle, l’Etat faisait tout, régulant, équipant et investissant. 

La logique économie de marché ne s'y développa point, alors que des élites locales pour la plupart tribales, se sont complus dans un rôle de bénéficiaires rentiers, d’avantages leurs octroyés, pour des raisons politiques. 

Carrières de sables, agréments de transports, licences de pêches côtières et hauturières, ont ainsi, fait ces 38 dernières années, des riches millionnaires du désert, qui pour nombres d’entre eux, prennent peur, que leurs sources ne tarissent, à cause du nouveau modèle social de distribution, et de l’économie productive et méritocratique, que prône Chakib Benmoussa pour son plan et qui en a parlé devant le Roi à la cérémonie d’Agadir. 

Autre source de colère de certains notables du Corcas, rapporte des sources proches, est la peur que soit marginalisé leur conseil, doublé par le CESE qui devient, mandaté par le Roi, principal compétent pour la conduite de la pensée stratégique pour les régions sahariennes. 

Les consultations en dizaine que doivent conduire les sages du CESE, promettent d’être houleuses, alors qu’elles ne sont encore qu’à leur balbutiement. 

Dans la douleur, se fera la naissance d’une nouvelle approche du développement au Sahara, mais avant, une euthanasie s’impose.

 

22/01/2013