des ONG et institutions d'une quinzaine de pays africains condamnent la violation des droits humains à Tindouf par le Polisario

Des ONG et institutions œuvrant pour la paix, la stabilité, la bonne gouvernance et la démocratie en Afrique venant d’une quinzaine de pays du continent réunies à Douala à l’initiative du Groupe de recherches sur le parlementarisme et la démocratie en Afrique (GRPDA), ont unanimement dénoncé et condamné, la violation des droits des réfugiés dans le camp de Tindouf par le Front Polisario,

Elles en ainsi appellent à la responsabilité des Nations unies et du Haut-commissariat aux réfugiés (HRC) pour que prennent fin « immédiatement » ces violations des droits de l'Homme.

Après avoir rappelé les conventions internationales sur les droits de l'Homme et les dispositions spécifiques des Nations unies au sujet de la protection des réfugiés, ces organisations et institutions ont signé « la Déclaration de Douala », dans laquelle, elles interpellent la communauté internationale sur les souffrances des Sahraouis, du fait d'une « répression permanente » exercée sur des populations civiles par le Front Polisario.

« Nous faisons appel à la communauté internationale et à tous les autres acteurs concernés pour s'enquérir de la situation dramatique des droits de l'Homme dans le camp de Tindouf, et de prendre conscience de la gravité de la situation dans la région, de ses retombées sur les perspectives de paix, de sécurité et de développement de toute la région du Sahel-Sahara et de l'Afrique du Nord », ont déclaré les participants.

A en croire les signataires de « la Déclaration de Douala », le Front Polisario ne respecte pas les droits fondamentaux de l'Homme dans le camp de Tindouf, d'où d'incessantes violations de la liberté d'expression, de la liberté de circulation, sans oublier la répression quotidienne sur des populations, en l'occurrence, des réfugiés du camp de Tindouf.

Des atteintes aux droits humains dont le durcissement ces derniers temps ont provoqué des conséquences dramatiques sur des habitants, victimes d'actes de barbaries qui ont récemment provoqué l'assassinat de deux personnes et à l'arrestation des dizaines de manifestants qui ont voulu crier le ras-le-bol face au diktat du Front Polisario.

La vingtaine d'ONG et d'institutions réunies dans la métropole économique camerounaise de Douala le 11 février 2014 sont des pays suivants : Bénin, Botswana, Centrafrique, Cameroun, Egypte, Gabon, Lybie, Mali, Maroc, Mozambique, Niger, Nigeria, Sénégal, Tanzanie, Tchad.

12/02/2014