Alger : A la veille de la visite, du président du conseil espagnol, Mariano Rajoy, le régime algérien a choisi de lui mettre des pressions, en faisant critiquer l’Espagne par ses ex-diplomates.

«En moins d'une année d'exercice, l'équipe de Mariano Rajoy a déjà fait sienne, les thèses de l'ancien ministre socialiste des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos sur la question du Sahara … à savoir favoriser les positions marocaines». 

 

Abdelaziz Rahabi, ex ambassadeur d’Algérie en Espagne, s'exécuta ainsi à commenter, la visite prochaine chez le régime, du président du conseil espagnol, Mariano Rajoy. 

 

Invité par la journal proche du pouvoir, El Watan, à évaluer les positions du gouvernement du parti populaire espagnol sur la question du Sahara, l’ancien ambassadeur en dit : «Sur cette question, j'ai cru un moment, avec l'arrivée de la droite au pouvoir, que l'Espagne allait corriger une déviation marquée par l'alignement des socialistes sur les thèses marocaines». 

 

Il ajouta que «Il faut reconnaître aussi que cette question est d'une grande complexité en Espagne. Car si l'opinion publique espagnole est favorable aux Séparatistes, les lobbys politico-financiers ont des intérêts au Maroc et le gouvernement Rajoy craint que Ceuta et Melilla ne soient instrumentalisées par le Maroc».

 

Il souligna qu’il ne faille pas oublier «les pressions qu'exercent la-dessus, Paris et Washington sur Madrid». 

 

Il menaça en fin au nom du régime, que si «l’Espagne veut préserver ses relations avec l'Algérie et jouer le rôle qui lui revient historiquement dans la région», elle doit entretenir de bonnes relations avec les sahraouis séparatistes et reconnaître leur RASD, leur crée par les régimes algérien et Libyen en 1976.

 

18/01/2013