La douane mauriteniennes nie la blessure de l'un de ses membres par l'armée marocaine

Le poste frontière entre le Maroc et la Mauritanie a vécu une scène digne d’un film d’action hollywoodien: course poursuite, coups de feu, blessure par balles. Récit d’une arrestation musclée de trafiquants de grosses berlines.

Sous un soleil de plomb, des gardes frontières marocains, au poste de Bir Guendouz, régulent le modeste trafic entre le Maroc et la Mauritanie. En face d’eux, non pas le poste frontalier du pays voisin, mais une étendue désertique… à perte de vue. C’est un no man’s land qui sépare les deux pays, connu pour ses innombrables trafics menés par des contrebandiers qui savent trouver leur piste dans ce champ de mines, héritées des incursions du polisario dans cette zone. Au loin, les gardes frontières militaires marocains voient un nuage de poussière se lever telle une tempête de sable. Mais c’est une voiture qui pointe son pare-choc à l’horizon. Le véhicule fonce à toute vitesse en direction du poste frontalier du royaume, il est poursuivi par une autre voiture. Les militaires marocains prennent position, dégainent leurs armes, des coups de feu fusent… Cafouillage.

Voilà en substance le récit que nous rapporte Al Massae, dans son édition du 8 octobre. Selon le quotidien, la voiture poursuivie est rentrée dans un premier temps en Mauritanie sans respecter les règles de ce pays. Face à la montée du trafic de véhicules, la Mauritanie vient de durcir sa politique en adoptant une nouvelle loi stipulant qu’il est désormais interdit de pénétrer sur son sol, au volant d’une voiture ne vous appartenant pas. Une décision qui a suscité l’ire des trafiquants: les militaires marocains ont d’ailleurs dû intervenir quelques jours avant cet incident pour contenir une manifestation organisée par ceux à qui on a interdit le passage en Mauritanie.

09/10/2014