Les drapeaux marocains flottent sur les camps de Tindouf

Les membres de la tribu R’Guibatt Labaihatt, résidant dans les camps de Tindouf, ont repris leur mouvement de protestation en utilisant un nouveau style consistant en des regroupements mobiles spontanés à travers les différents camps.
Cette méthode est destinée à surprendre les milices du Polisario et à les obliger à disperser leurs forces et, partant, réduire leur capacité d’intervention contre les différents groupes de manifestants.
Des sources de l’intérieur des camps nous ont affirmé que plus de 600 personnes ont organisé des marches imposantes encadrées par des véhicules tout-terrain et laissé 200 d’entre eux manifester devant le siège du secrétariat général du Polisario à Rabouni. Ce sit-in a été infiltré par des éléments favorables à Mohamed Abdelaziz dans l’objectif de le saborder et d’empêcher que la presse puisse le couvrir et en informer la communauté internationale.
Cet état de fait a irrité les manifestants qui se sont mis à scander des slogans favorables à la cause nationale tels que ‘’Le Sahara est marocain, marocain, marocain’’. Les affidés d’Abdelaziz ont alors réagi en brandissant des fanions du Polisario ; geste auquel les manifestants ont répondu en brandissant le drapeau marocain et en scandant des chants unionistes.

Après le dénouement de l’affaire Mahjouba, la séquestration de Darya défraie la chronique

Alors que des manifestations se poursuivaient pour dénoncer, entre autres, la séquestration de la jeune Mahjouba et son évasion vers l’Espagne, orchestrée par la direction du Polisario, sous la pression du gouvernement espagnol, une affaire similaire a commencé à défrayer la chronique à Tindouf. Il s’agit, cette fois, d’une autre jeune femme de 25 ans. Darya Embarek Selma est issue d’une famille sahraouie des camps de Tindouf et qui avait été adoptée en 2001 par une autre famille espagnole résidant à Tenerife. Venue rendre visite à sa famille génitrice en 2013, Darya a été empêchée de quitter les camps.
Si les deux cas sont tout à fait identiques, celui de Darya n’a pas joui de la même couverture médiatique que celui de Mahjouba, d’où le prolongement de sa séquestration. Et comme si tout le monde se liguait contre elle, les lettres adressées par Darya aux responsables espagnols demandant leur intervention pour sa libération sont restées sans suite. Ni les autorités, ni les médias espagnols n’ont réagi aux appels au secours lancés par la jeune femme et les siens. Une attitude qui contraste totalement avec l’énorme pression exercée aussi bien par le gouvernement autonome de Valence, que par Madrid pour la libération de Mahjouba, fin octobre dernier.
Mais cette absence de réaction et la volonté d’étouffer ce nouveau cas de séquestration seraient dues à la présence d’influents réseaux de soutien au Polisario dans la plus grande île de l’archipel des Canaries.
La famille adoptive de Darya qui a suivi l’affaire de Mahjouba et son dénouement heureux, garde espoir et attend la décision du conseil municipal de Tenerife relative à la requête adressée sous son couvert au gouvernement autonome des Iles Canaries et au gouvernement à Madrid d’exercer des pressions sur l’Algérie et le Polisario pour la libération de leur fille.
Ce qui ne manquera pas d’embarrasser Mohamed Abdelaziz et l’Algérie, qui se verront confrontés à d’autres manifestations de protestation aussi violentes que celles provoquées par le cas de Mahjouba.

09/12/2014