Après l’arrêt de la Cour de justice de l’UE (CJUE), le Parlement européen remet une couche en adoptant un amendement délibérément hostile au Maroc, dans son rapport sur les Droits de l’Homme, à l’instigation des pays nordiques .

Nouvelle initiative délibérément hostile au Maroc et plus précisément au principe sacré de sa souveraineté sur le Sahara! Celle qui vient d’être prise ce jeudi 17 décembre par le Parlement européen, à l’instigation d’eurodéputés majoritairement nordiques, dans son rapport sur les Droits de l’Homme et la démocratie dans le monde en 2014.

Le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne /Gauche verte nordique (GUE/NGL) a en effet réussi, ce jeudi à Strasbourg, à faire adopter dans ce rapport un amendement prônant l’élargissement du mandat de la Minurso au monitoring des Droits de l’Homme au Sahara.

Dans cet amendement, adopté à 258 voix contre 257, le Parlement européen demande que soient respectés les droits fondamentaux des Sahraouis, et notamment leur liberté d’association, leur liberté d’expression et leur droit de réunion. Il réclame aussi la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis, demande qu’un accès aux territoires du Sahara occidental soit accordé aux parlementaires, aux observateurs indépendants, aux ONG et à la presse, prie instamment les Nations Unies de doter la Minurso d’un mandat de Droits de l’homme, à l’instar de toutes les autres missions de maintien de la paix de par le monde».

Par cet amendement, le Parlement reprend ainsi à son compte une “vieille-nouvelle” revendication séparatiste d’élargir le mandat de la Minurso au contrôle des Droits de l’Homme au Sahara, rejetée catégoriquement par le Maroc en 2013, à l’instar d’ailleurs du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Il s’agit ainsi d’un retour à la charge, savamment orchestré par le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne /Gauche verte nordique (GUE/NGL), considéré comme étant la cinquième force politique du Parlement européen en nombre de sièges.
Pour information, ce groupe regroupe des partis de gauche, de tendance socialiste, antilibérale, anticapitaliste, éco-socialiste, communiste ou post-communiste.

En 1995, à la suite du quatrième élargissement de l’Union européenne et l’entrée de la Suède, de la Finlande et de l’Autriche, des formations issues de nouveaux pays-membres (l’Alliance de gauche finlandaise et le Parti de gauche suédois), mais également de pays déjà membres et le Parti socialiste populaire (Danemark) se sont réunis au sein de l’Alliance de la Gauche verte nordique, avant de faire front commun avec la Gauche unitaire européenne pour former un seul bloc (GUE/NGL).

17/12/2015