Archive : Arrestation du militant des droits de l'Homme Yacine Zaid lors d’une manifestation

Alger : «Le manque de transparence au sein du gouvernement, notamment en ce qui concerne les marchés octroyés, demeure un problème majeur», écrit le Département US dans son rapport, publié vendredi, à propos de la situation des Droits de l'Homme et de la corrutpion en Algérie.

Ainsi, le rapport américain souligne le manque de transparence dans la passation de marchés publics, la justice sous ordre et gangrenée par la corruption, l'impunité des services de sécurité et des parlementaires, les restrictions des libertés individuelles et les atteintes à la liberté de la presse. 

 

La corruption en Algérie demeure, donc, pour le département d’Etat américain, «un problème grave», même si, selon le rapport, l’Etat algérien «a mis en place une législation et une institution pour contrer ce phénomène». Il déplore, par ailleurs, que la loi algérienne n’oblige pas les hauts cadres de l’Etat à déclarer leur patrimoine. Il désapprouve, dans le même ordre d’idées, le recours à l’immunité parlementaire dans certaines affaires de corruption. 

 

Par ailleurs, l’habitat demeure, pour le département d’Etat, le secteur le plus touché par ce phénomène, citant, à titre d’exemple le cas des projets subventionnés par l’Etat «dont la réalisation ne répond pas toujours aux normes définies dans les contrats». 

 

Pour ce qui est des droits de l'Homme en Algérie, le rapport qui cite des témoignages d’ONG algériennes, souligne que «le gouvernement a procédé à la surveillance des communications des opposants politiques, des journalistes, des associations de défense des droits de l’homme et de terroristes présumés». 

 

Dans ce sens, les rédacteurs de ce rapport remettent en question les affirmations du gouvernement concernant l’inexistence de prisons secrètes en Algérie : «Si le gouvernement algérien a autorisé le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et des observateurs locaux des droits de l’homme à inspecter des prisons, il a catégoriquement refusé l’accès à la prison militaire et à d’autres centres de détention hautement sécurisés.» Le rapport fait état de l’inquiétude de ces ONG, qui ont formulé «des craintes sur les conditions de détention et le possible recours à la torture dans ces lieux de détention».

 

21/04/2013