«Le Maroc rejette catégoriquement toute proposition tendant à l’élargissement du mandat de la MINURSO ou à la mise en place d’un mécanisme international alternatif de surveillance des droits de l’Homme dans ses provinces du Sud».

Ainsi a été tranchant le ministre des affaires étrangère Saad Dine El Otmani, dans une déclaration faite ce mardi 16 avril. 

 

Réagissant au sujet des derniers développements concernant la Question du Sahara au sein des Nations Unies, Saad Dine El Otmani a souligné que «Cette position est constante et ne changera jamais. Elle est fondée sur des considérations politiques, sécuritaires et juridiques évidentes». 

 

Le ministre islamiste a fait remarquer que «depuis la présentation, en 2007, par le Royaume du Maroc de son initiative d’autonomie, la question des droits de l’Homme a été constamment instrumentalisée pour tenter de dévier le processus de négociation et de servir de prétexte, aux autres parties, pour ne pas s’engager dans la recherche d’une solution politique au différend régional sur la Sahara». 

 

«Le Maroc, de son propre gré, a adopté des mesures et pris des initiatives pour la promotion et la protection des droits de l’Homme, y compris dans la région du Sahara. Ces mesures s’inscrivent dans le prolongement des réformes audacieuses et substantielles lancées par le Roi Mohammed VI », a-t-il expliqué, rappelant que «le Conseil de sécurité s’en est, d’ailleurs, félicité». 

 

«Dans ce cadre, le renforcement de l’indépendance des mécanismes nationaux et l’ouverture sur les procédures spéciales des Nations Unies répondent largement aux attentes de la communauté internationale et plus particulièrement des membres du Conseil de Sécurité», a ajouté Saad Dine El Otmani, réaffirmant que «le Maroc demeure confiant en la sagesse des membres du Conseil de sécurité et leur capacité à préserver les acquis, renforcer le consensus, immuniser le processus et faire respecter les paramètres qui ont toujours guidé l’action du Conseil de Sécurité sur ce dossier».

 

16/04/2013