Pour Mohamed El Yazghi, le Polisario est en passe de devenir un vrai fardeau pour son sponsor algérien, au vu des changements que connaît actuellement la scène politique internationale.

 

Avec les récents changements survenus, à la fois au sein de l’ONU et de l’Union africaine, le Polisario risque de devenir un fardeau pour son sponsor algérien. Cette thèse nous vient de Mohamed El Yazghi, ancien ministre d’Etat et ancien premier secrétaire de l’USFP, cité par Assabah dans son édition du vendredi 3 février.

 

Pour El Yazghi, c’est d’abord l’élection d’Autonio Guterres comme secrétaire général de l’ONU qui laisse présager un avenir difficile dans les relations entre le Polisario et l’Algérie. Guterres est en effet connu pour être un «ami» du Maroc, qu’il connaît bien. En plus, il est très au fait de ce qui se passe sur les scènes politiques et diplomatiques en Afrique du Nord. Il est même impossible qu’il prenne des positions contre le Maroc.

 

D'ailleurs, cette élection, explique Mohamed El Yazghi, a mis mal à l’aise notre voisin de l’Est et le Polisario, dans le sens où il est devenu clair que la thèse séparatiste n’est qu’un instrument politique déployé contre le Maroc. Et le nouveau secrétaire général de l’ONU en a bien conscience. Cela dit, El Yazghi affirme que cela ne doit pas pousser la diplomatie marocaine au relâchement, bien au contraire.

 

Assabah ajoute que pour l’ancien premier secrétaire de l’USFP, le retour du royaume à l’Union africaine est une occasion à ne pas rater pour justement, renforcer la position du Maroc sur la scène internationale. dans ce sens. Il s'agirait ainsi, selon lui, d'en profiter pour éclairer l’opinion internationale sur la réalité du conflit du Sahara, tout en laissant la porte ouverte au dialogue avec toutes les parties, y compris l’Algérie.

 

Pour ce qui est du Polisario, El Yazghi considère qu’il n’a aucun avenir car il s’agit d’un mouvement séparatiste non démocratique. C’est pourquoi il considère que le Maroc doit maintenir le dialogue avec l’Algérie, sur tous les points qui concernent les deux pays, y compris celui lié à l’ouverture des frontières, en évitant d'entrer dans le jeu sans intérêt des renseignements algériens.

Par ailleurs, l’ancien leader politique reste convaincu que la solution au problème du Sahara passe avant tout par le recensement des séquestrés de Tindouf et leur retour à leur patrie. Et de rappeler que pour convaincre ses opposants, le Maroc devra renforcer la démocratie dans le royaume en instaurant, notamment, un système de monarchie parlementaire et en renforçant le respect des droits de l’Homme.

 

02/02/2017