«Nous avons discuté des derniers développements concernant la question du Sahara marocain et de la récente visite (dans la région) de l'envoyé personnel du secrétaire général de l'Onu, Christopher Ross», a dit le ministre à la presse à l'issue de l'entrevue.
La visite de Ross, qui est intervenue suite à l'entretien téléphonique, le 25 août dernier, entre S.M. le Roi Mohammed VI et le SG de l'Onu, Ban Ki-moon, a été l'occasion d'insister sur l'impératif de réaliser des progrès dans le processus de règlement sur des bases solides et saines, de se conformer aux paramètres clairs contenus dans les résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu et, en particulier, le réalisme et l'esprit de compromis, et la reconnaissance du caractère sérieux et crédible des efforts déployés par le Royaume dans le cadre de l'initiative d'autonomie, rappelle-t-on.
«Nous avons demandé à Ban de continuer à veiller personnellement aux efforts déployés pour la résolution du différend artificiel autour de la question du Sahara marocain», a souligné le ministre.
El Otmani a indiqué que le processus de négociation doit s'inscrire dans le cadre des principes des Nations unies, particulièrement celui du respect de l'intégrité territoriale des Etats, et reposer sur le consensus et le réalisme, qui sont les paramètres préconisés par la communauté internationale et qui figurent dans toutes les résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu.
Cet entretien s'est déroulé en marge d'une réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la situation au Sahel, organisée à l'initiative du Maroc dans le cadre de sa présidence du Conseil pour le mois de décembre.
«Nous avons également abordé la question de la mise en œuvre de l'Union du Maghreb et de la sécurité dans la région, à la lumière notamment de la crise multidimensionnelle au Sahel», a ajouté le ministre.
Au cours de cet entretien, le secrétaire général de l'Onu a fait part de son «appréciation du leadership de S.M. le Roi Mohammed VI, en ce qui concerne les questions régionales et internationales, notamment concernant la Syrie», a-t-il dit, ajoutant que le chef de l'Onu a salué «l'aide humanitaire octroyée par le Maroc au profit des réfugiés syriens dans les pays voisins» de la Syrie.
Cette rencontre, qui s'est déroulée en présence notamment de l'ambassadeur du Maroc à l'Onu, Mohamed Loulichki, a, également, été l'occasion d'aborder la prochaine réunion du groupe des amis du peuple syrien prévue mercredi à Marrakech et qui «sera parmi les rencontres les plus importantes visant à œuvrer à soulager les souffrances du peuple syrien», a ajouté le ministre.
El Otmani a, par ailleurs, offert un déjeuner auquel a pris part le secrétaire général de l'Onu ainsi que l'ensemble des participants à cette réunion ministérielle qui a été sanctionnée par une déclaration présidentielle, appelant notamment à une approche interrégionale coordonnée et inclusive de la crise multidimensionnelle dans la région sahélo-saharienne.
Intenses entretiens El Otmani à New York
Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Saad Eddine El Otmani, a eu lundi à New York, une série d'entretiens avec plusieurs de ses homologues africains en marge de la réunion de haut niveau du Conseil de sécurité de l'Onu sur la situation au Sahel.
El Otmani s'est entretenu successivement avec la ministre des Maliens de l'extérieur et de l'Intégration africaine, Traoré Rokiatou Guikine, les ministres ivoirien, Charles Koffi Diby, et togolais, Eliott Ohin.
Les entretiens, en présence notamment de l'ambassadeur du Maroc à l'Onu, Mohamed Loulichki, ont porté notamment sur l'excellence des relations bilatérales et les moyens de les développer davantage, ainsi que sur la crise multidimensionnelle dans la bande sahélo-saharienne.
Les ministres ont saisi cette occasion pour saluer l'action du Maroc en faveur de l'Afrique, telle que reflétée par le débat de haut niveau organisé à l'initiative du Royaume dans le cadre de sa présidence du Conseil de sécurité pour le mois de décembre, et qui a été sanctionné par une déclaration présidentielle qui devient un document des Nations unies. Ils ont, dans ce contexte, souligné le caractère «substantiel et exhaustif» de cette déclaration préparée par le Maroc.
La déclaration plaide en faveur d'un renforcement de la coopération transrégionale, interrégionale et internationale «sur la base d'une responsabilité commune et partagée». Elle appelle également à «généraliser d'urgence la coopération et la coordination entre les Etats du Sahel et ceux du Maghreb (...), afin de lutter contre les activités d'Aqmi et toutes les formes de criminalité transnationale organisée».