Espagne: Manifestation à Tarragone pour réclamer la libération de la jeune sahraouie séquestrée dans les camps de Tindouf

Tarragone - Des associations marocaines et espagnoles ont organisé, jeudi, un sit-in de protestation à la place de la Municipalité à Tarragone (Nord-est de l'Espagne) pour dénoncer la séquestration de la jeune sahraouie Mahjouba Mohamed Hamdidaf, depuis l'été dernier dans les camps de Tindouf (Sud-ouest de l'Algérie).

Cette manifestation a été marquée par la participation de dizaines d'activistes espagnols dans le domaine des droits de l'Homme notamment des femmes.

Les manifestants, qui portaient des drapeaux nationaux marocains, scandaient des slogans réclamant la libération de Mahjouba et brandissaient des pancartes appelant à exercer des pressions sur le polisario pour obtenir la libération de la jeune sahraouie portant la nationalité espagnole depuis 2012.

Dans une déclaration à la MAP, le coordonnateur de la section de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) en Espagne, Mohamed El Idrissi, a indiqué que c'est la première fois que des acteurs de la société civile espagnole participent à une manifestation avec leurs homologues marocains pour défendre la cause de la population séquestrée dans les camps de Tindouf.

Après avoir rappelé les sit-in de protestation organisés pour dénoncer la situation de Mahjouba, El Idrissi a fait noter que la section de l'USFP en Espagne poursuivra sa mobilisation globale pour la libération de cette jeune sahraouie de 23 ans.

De son côté, Rachid Fares Smahi, acteur associatif marocain en Espagne, a appelé les autorités espagnoles et la société civile à exercer des pressions sur le polisario pour mettre fin à la séquestration de Mahjouba et lui permettre de quitter les camps de Tindouf.

Il a également exhorté les associations à mener une campagne internationale pour le retour de Mahjouba en Espagne.

Jeudi, le gouvernement espagnol a exigé une "solution rapide et favorable" à la situation de la jeune sahraouie Mahjouba, affirmant suivre avec "le maximum d'intérêt" cette question.

Mahjouba, qui a travaillé depuis quelques mois pour "Marie Curie Fondation Care" à Londres, et qui comptait poursuivre ses études supérieures dans la capitale britannique, s'est rendue l'été dernier à Tindouf pour visiter ses parents biologiques. Elle s'est vue ensuite retirer son passeport et son argent pour empêcher son retour en Europe, qui était prévu le 18 août dernier.

L'affaire a été soumise également au Rapporteur spécial de l'ONU pour la violence contre les femmes.

24/10/2014