Espagne : Parution d’un nouveau livre sur les violations des droits de l’homme à Tindouf

Intitulé « Un grito de libertad desde la arena, el caso de Mayuba », ce livre de l’écrivain espagnol, Vicent Soriano, relate en particulier les conditions de rétention dans les camps de la jeune fille sahraouie Mahjouba.

Un nouveau livre jetant la lumière sur la vie des populations et le manque de liberté dans les camps de Tindouf vient de paraître en Espagne, en revenant particulièrement sur l’affaire de séquestration l’été dernier de la jeune sahraouie Mahjouba.

Intitulé « Un grito de libertad desde la arena, el caso de Mayuba », (Un cri de liberté depuis le sable, le cas de Mahjouba), ce livre de l’écrivain espagnol, Vicent Soriano, relate en particulier les conditions de rétention dans les camps de la jeune fille sahraouie, Mahjouba Mohamed Hamdidaf, l’été dernier, par la direction du Polisario, avant sa libération plus tard en octobre dernier grâce à la mobilisation internationale.

Le livre, qui sera présenté le 25 avril dans la maison culturelle de la ville de Xativa (Valence), est un reportage sur ces faits et sur le rôle joué par les médias et les réseaux sociaux dans l’affaire Mahjouba, séquestrée de juillet à octobre dernier dans les camps de Tindouf.

Cet ouvrage relate un cas qui a révélé une lamentable réalité, celle d’autres jeunes, comme Mahjouba, qui se trouvent retenus contre leur gré par les milices du Polisario, en violation flagrante des droits de l’Homme les plus élémentaires.

La publication de ce livre intervient après la parution de plusieurs autres ouvrages dévoilant la situation pénible à Tindouf et le vrai visage de la direction du Polisario comme les ouvrages « Polisario: un frente contra los derechos humanos y la seguridad internacional » (Polisario: un front contre les droits de l’Homme et la sécurité internationale), et « Lo que el Frente Polisario esconde » (Ce que cache le Polisario) du journaliste et expert espagnol Chema Gil, et « Besos de arena » de l’écrivaine Reyes Monforte.

A rappeler que la jeune Mahjouba, 23 ans, s’était rendue dans les camps de Tindouf pour visiter sa famille biologique, mais elle s’était vue retirer son passeport et son argent pour empêcher son retour en Espagne. Après une série de pressions et de mouvements de protestation au niveau international et en Espagne, la jeune fille a pu être libérée et reprendre sa vie normale dans la ville de Valence où elle vivait avec ses parents adoptifs.

La séquestration de Mahjouba avait suscité un fort élan de mobilisation et de solidarité à travers le monde en vue de sa libération. Des sit-in avaient été organisés et plusieurs pétitions avaient circulé sur la toile outre diverses manifestations de soutien et de solidarité avec la jeune sahraouie pour dénoncer un acte abject qui vient s’ajouter à une liste de rapts, de crimes et de passe-droits perpétrés par les geôliers de Tindouf.

Le cas de Mahjouba s’ajoute à celui d’une autre jeune Darya Emabrek Selma, séquestrée à Tindouf et empêchée depuis plus d’un an de quitter les camps pour rejoindre sa famille adoptive dans l’ile canarienne de Tenerife. Le conseil municipal de Tenerife avait adopté à l’unanimité une « déclaration institutionnelle » dans laquelle il demandait l’intervention des gouvernements autonome des Iles Canaries et central à Madrid, en vue de faciliter le retour de Darya à ses parents adoptifs dans l’archipel espagnol.

19/04/2015