Le procès intenté par des victimes sahraouies devant l'Audience nationale espagnole contre des dirigeants du polisario pour génocide et violations graves des droits de l'Homme à Tindouf “suit son cours normal”, a souligné, lundi, l'avocat des plaignants, José Manuel Romero.

 

“La justice espagnole prend au sérieux cette affaire pour dévoiler la vérité et rendre justice aux victimes”, a précisé Me Romero.

 

À cet égard, il s'est félicité des avancées enregistrées après l'audition, le 12 août dernier, des premières victimes des violations commises par le polisario, en l'occurrence Dahi Aguai, président de l'Association des portés disparus au polisario, et victime lui-même de ces actes, et Mme Saâdani Malainine, fille du défunt El Wali Cheikh Slama et ancienne déportée à Cuba. Le juge Pablo Ruz a également entendu Mustapha El Kouri comme témoin de ces exactions commises par des responsables du polisario.

 

“Quatre autres victimes de ces violations seront convoquées dans les prochaines semaines par le juge” de l'Audience nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole, pour décrire le calvaire qu'elles ont vécu dans les camps de Tindouf et les pires souffrances endurées sous les ordres du polisario, a indiqué l'avocat.

 

Pour sa part, Dahi Aguai a noté la détermination des victimes à aller jusqu'au bout dans cette affaire, exprimant leur confiance en la justice espagnole.

 

Parmi les 29 accusés, objets de la plainte, figurent notamment l'ex-représentant du polisario en Espagne, Brahim Ghali (actuellement en Algérie), le ministre de l'Information de la pseudo “RASD”, Sid Ahmed Batal, Bachir Mustapha Sayed, ainsi que l'actuel représentant des séparatistes en Espagne, Jandoud Mohamed.

 

Les dénommés Khalil Sidi Mhamed et Mohamed Khaddad, actuel coordinateur avec la Minurso et ancien directeur général de la sécurité militaire, devront également répondre de leurs crimes devant la juridiction espagnole pour torture à l'encontre des populations des camps de Tindouf.

 

 

07/10/2013