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L'alliance entre le Maroc et les Etats du Conseil de coopération du Golfe fonctionne parfaitement. Elle a permis de déjouer une tentative vénézuélienne d'inviter le Polisario au 17e sommet du Mouvement des non-alignés. Détails.

Le Venezuela a tenté d’ouvrir un nouveau front contre les intérêts du Maroc. Après le Conseil de sécurité, Caracas a inscrit la « RASD » sur la liste de ses invités à la 17e session du sommet du Mouvement des pays non-alignés qui devra se tenir les 17 et 18 septembre sur l'île de Margarita, indique un média international spécialisé dans la diffusion d'informations de la région MENA.

 

Les Etats du Conseil de coopération du Golfe se sont opposés à la tentative du régime de Nicolas Maduro, exigeant le retrait du Polisario de la liste des pays devant prendre part à la réunion des 120 membres du Mouvement des non-alignés (MNA). La pression des six monarchies sur les organisateurs a eu finalement raison du projet vénézuélien, ajoute la même source. Mais la guerre est loin d'être terminée.

 

La prochaine bataille aura pour scène la teneur du communiqué du congrès. Le Venezuela ne baissera pas les armes. Appuyé par certains Etats d'Amérique latine et de l'Union africaine, Caracas essaiera, sans aucun doute, d'inscrire dans le texte des résolutions favorables aux thèses du Polisario. L'affaire Guerguerate, l'expulsion d'environ 80 agents de la Minurso par le royaume en mars ou encore le souhait marocain d'exclure la « RASD » de l'organisation panafricaine, sont des sujets à même d'exacerber les tensions entre le Maroc et les relais du Polisario. L'enjeu étant de taille, il exige une haute représentativité de Rabat à ce sommet.

 

Le MNA garde une distance vis-à-vis du différend territorial du Sahara

 

Il faut rappeler que le Polisario n’est pas membre du MNA, ni même reconnu comme observateur ni organisation associée. Toutefois, des délégations du Polisario ont tenté, par le passé, de participer aux réunions du MNA, sans réel succès. Au sommet de 2009 à Charm el-Cheikh, l’Egypte avait expulsé de l’enceinte abritant les réunions préparatoires du sommet du MNA deux membres du Front, entrés en territoire égyptien avec des passeports algériens. En 1998 à Durban en Afrique du sud, la délégation du Polisario avait été poliment priée de quitter la salle.

 

Au sommet de 2012 du MNA, organisé en Iran, l’ancien chef de la diplomatie algérienne, Morad Medelci avait appelé les 120 Etats du Mouvement à soutenir « le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination qui a été consacré par les résolutions de l'Assemblée générale des Nations unies et du Conseil de sécurité ».

 

Or, jusqu’à présent, le MNA veille à garder ses distances vis-à-vis du conflit du Sahara. Il s’est toujours contenté d’adhérer aux textes des résolutions du Conseil de sécurité sans s'engager en faveur de l'une des parties dans ce conflit.

05/09/2016